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Revue de presse Venezuela ONU

Publié le • Modifié le

À la Une: l’onde de choc du rapport onusien sur le Venezuela

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Dans son rapport, Michelle Bachelet, qui s'est rendue au Venezuela il y a deux semaines, dénonce les disparitions forcées et les arrestations des voix critiques du régime de Maduro. REUTERS/Carlos Jasso

La Haute-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a choisi le 5 juillet, jour de l’Indépendance du Venezuela, pour dénoncer devant le Conseil des droits de l’homme « l’érosion de l’État de droit » au Venezuela, mais aussi les sanctions internationales qui aggravent la crise. Son rapport, publié dès jeudi soir, fait état de la détérioration de l’économie, du secteur de la santé et de l’État de droit au Venezuela entre janvier 2018 et mai 2019. Il indique que depuis 2018, près de 7 000 personnes ont été tuées dans des cas relevant de « résistance à l’autorité », et recommande, entre autres, de « dissoudre les FAES », un corps d’élite de la police nationale créé en 2017.

Toute la presse du continent revient ce vendredi sur les points clés du rapport. La presse pro-gouvernementale vénézuélienne relève, elle, surtout les « 70 erreurs » que le gouvernement entend faire corriger. Ultimas Noticias en cite quelques-unes, notamment cette incohérence : « parmi les recommandations (...) figure celle d’accorder la liberté à toutes les personnes détenues "pour des motifs politiques" ». Cette recommandation est jugée « inapplicable et donc erronée, puisqu’au Venezuela il n’y a pas de personnes détenues pour cette raison » selon le gouvernement. Tal Cual pour sa part, s’interroge sur l’impact de ce rapport. Le journal estime que « la requête déposée par six pays contre Nicolás Maduro devant la Cour Pénale Internationale, qui est toujours en cours d’examen, pourrait être accélérée si l’organisme international tenait compte du rapport ».

Bientôt une carte de mobilité régionale pour les migrants ?

Une carte qui permettrait aux migrants vénézuéliens de se déplacer sans autre document d’identité : c’est la proposition de l’ambassadrice nommée en Argentine par le président autoproclamé Juan Guaido. Elle a présenté jeudi une carte type à son nom lors de la IVe Réunion technique internationale du Processus de Quito, raconte El Nacional. L’Argentine a enregistré l’arrivée de 40 000 Vénézuéliens sur son territoire rien qu’au premier trimestre 2019, note le journal, qui cite la Direction nationale des migrations. « En 2018, les Vénézuéliens sont devenus le premier contingent de migrants à entrer en Argentine, dépassant pour la première fois les Boliviens et les Paraguayens ».

États-Unis : des migrants clandestins reçoivent une note très salée

L’information est largement reprise dans la presse du continent. Prensa Libre au Guatemala raconte que l’ICE (United States Immigration and Customs Enforcement), l’agence américaine de police douanière et du contrôle des frontières « a envoyé ces derniers jours une série d’avis aux migrants à travers le pays leur ordonnant de payer des amendes (...) pour avoir refusé de quitter les États-Unis alors que cela leur avait été demandé ».

C’est ce qui est arrivé par exemple à Edith Espinal, dont le New York Times raconte l’histoire. Lorsqu’elle a reçu l’ordre de quitter les États-Unis après 20 ans passés dans le pays, elle s’est réfugiée dans une église de Columbus, dans l’Ohio. C’était il y a 21 mois. En début de semaine, un courrier l’a informée qu’elle devait payer près de 500 000 dollars à l’État. L’agence fédérale explique qu’elle « a le droit d’imposer des amendes civiles, jusqu’à 799 $ par jour, aux sans-papiers qui ont fait l’objet d’une mesure de renvoi et qui n’ont pas quitté le pays ». Elle ne précise pas, écrit le New York Times, combien de lettres ont été envoyées.

Honduras : 27 pêcheurs morts noyés

Au Honduras, c’est un naufrage qui fait la Une. La Prensa publie les photos des corps alignés de 27 pêcheurs, morts noyés dans la nuit de mercredi à jeudi. Ils étaient 88 hommes sur le navire Capitan Waly, habilité à en transporter seulement 56. Ces 88 hommes sont donc partis en pleine nuit sur les zones de pêche, quand l’embarcation a chaviré vers 2h du matin à 80 miles nautiques au nord-ouest de Puerto Lempira. Seuls 55 ont survécu.

L’un des survivants raconte comment il s’est accroché à une table entre 2h et 7h du matin, en attendant l’arrivée des secours. « Le Honduras est l’un des pays les plus pauvres d’Amérique latine, rappelle El Heraldo. Et la Mosquitia est l’un des quartiers les plus défavorisés ». Dans cette région, « plus de 60 % des neuf millions d’habitants vivent dans la pauvreté. La pêche au homard est le seul moyen de survie, mais aussi un chemin vers la mort ».

Policiers en grève au Mexique

Direction le Mexique, maintenant, où les policiers fédéraux sont en grève. Depuis mercredi ils manifestent dans plusieurs grandes villes du pays, rappelle Milenio. La raison de leur colère : leur transfert dans la nouvelle Garde nationale, un point clé du programme du président Andrès Manuel Lopez Obrador. Selon Lisa Sanchez, directrice de l’ONG « Mexique uni contre la délinquance », interrogée par RFI, le processus de transfert vers ce nouveau corps militaire n’est pas très clair. « Va-t-on respecter l’ancienneté, le niveau de salaire, et le rang de ces policiers fédéraux ? » s’inquiète-t-elle.

Le président mexicain estime que ces manifestations sont sans fondement et accuse un ancien président d’être derrière ce mouvement. Le chef de l’État avait déjà assuré que les principaux dirigeants des manifestations « ne travaillaient pas dans la police fédérale », mais « appartenaient à d’autres organisations », note La Razon. « Il a annoncé qu’une enquête approfondie serait ouverte ». Mais son secrétaire à la Sécurité a pointé du doigt l’ancien président Felipe Calderon jeudi, écrit El Universal. Une déclaration qui a immédiatement enflammé les réseaux sociaux.

L’ancien président a répondu dans une vidéo de 6 minutes diffusée sur Instagram. Il nie catégoriquement ces insinuations. Il exige des preuves et demande à AMLO de ne pas diviser les Mexicains. Le mouvement des policiers fédéraux est déjà lui-même divisé. Certains manifestants ont décidé de ne pas reconnaître ceux qui négocient actuellement en leur nom avec le gouvernement, indique La Jornada.

Chronologie et chiffres clés