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Colombie Venezuela Michelle Bachelet ONU Droits de l’homme Nicolas Maduro

Publié le • Modifié le

Venezuela: libération de Colombiens accusés à tort de tentative de coup d'Etat

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Des policiers vénézuéliens avec 59 Colombiens expulsés après avoir été libérés de prison où ils ont passé trois ans sur de fausses accusations de tentative de coup d'Etat, le 29 juin 2019 à Cucuta, sur la frontière entre les deux pays. AFP/Schneyder Mendoza

Au Venezuela, 59 prisonniers colombiens ont été libérés et expulsés le 29 juin par les autorités. Ils étaient détenus depuis septembre 2016 sans avoir jamais été condamnés ni jugés, accusés d’avoir planifié un attentat contre le président Nicolas Maduro. L’ONU réclamait depuis leur libération, qui intervient une semaine à peine après la visite de la Haute-Commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet.


Avec notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille

Après presque trois ans derrière les barreaux, 59 Colombiens, 58 hommes et une femme, ont été reconduits à la frontière, à peine libérés. Le président vénézuélien Nicolas Maduro lui-même les accusait d’être des paramilitaires qui planifiaient un coup d’État et un attentat contre sa personne.

Mais selon l’ONG Foro Penal, qui liste les prisonniers dits politiques au Venezuela, aucune preuve n’a jamais été donnée quant à leur implication dans ce supposé coup d’État. Il n’y a même pas eu de procès. Les Nations unies et la Colombie n’ont cessé de réclamer leur libération au cours des derniers mois, protestant notamment contre les conditions déplorables de leur détention à Caracas.

Si les autorités n’ont fait aucun commentaire sur cette libération, Foro Penal assure qu’elle est l’une des conséquences de la récente visite de Michelle Bachelet. Juste avant de prendre son avion, au terme de trois jours de visite, la Haute-Commissaire aux Droits de l’homme des Nations unies avait appelé le gouvernement à libérer tous les prisonniers politiques.

Elle avait même assuré que, lors de sa rencontre avec Nicolas Maduro, le président vénézuélien s’y était engagé. Il reste cependant au moins 800 prisonniers politiques au Venezuela, selon Foro Penal.

►À lire aussi : Michelle Bachelet au Venezuela pour faire le point sur les droits de l'homme

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