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Revue de presse États-Unis Nicaragua Haïti

Publié le • Modifié le

À la Une: les raisons de l’immigration vers les États-Unis

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Des migrants guatémaltèques traversent la rivière Rio Bravo au Mexique pour entrer illégalement aux États-Unis, le 11 juin 2019. ©REUTERS/Jose Luis Gonzalez

C’est un reportage à lire dans le Washington Post. Le journal essaie de comprendre pourquoi les habitants de l’Amérique centrale souhaitent quitter leur pays et partir aux États-Unis. Au Guatemala, le reporter du Washington Post a rencontré des paysans, des producteurs de café qui sont en train d’abandonner leurs plantations. La raison : la chute vertigineuse du prix du café qui fait que cette activité n’est plus rentable. Carillo, 48 ans, montre au journaliste une carte de la frontière américaine. « Je pars dans 11 jours avec mon fils », explique-t-il en pointant son doigt là où il espère pouvoir traverser la frontière. « Avec le café », poursuit-il, « on ne peut plus faire de l’argent ».

En 2015, une livre de café (équivalent à un demi-kilo) se vendait pour 2,20 dollars. Aujourd’hui, elle ne vaut plus que 86 cents. Comme Carillo, de nombreux producteurs jettent l’éponge et se mettent en route vers les États-Unis. En fait, les Guatémaltèques, écrit le Washington Post, sont devenus les principaux ressortissants nationaux d’Amérique centrale à vouloir émigrer vers les États-Unis. Plus de 200 000 ont été arrêtés à la frontière durant les huit derniers mois.

Le duel Trump-Biden commence

Mardi 11 juin 2019, le président américain et le candidat démocrate à la présidence ont fait campagne dans l’Iowa. Le ton est monté très vite. « Je pense que c’est le plus faible mentalement », a assené Donald Trump. « Moi je l’appelle le "Joe 1 pour cent" car avant Obama, il n’a pas fait grand-chose ». La réplique de Joe Biden, en tête des sondages parmi les candidats démocrates, n’a pas tardé. « Vous savez, je crois que le président Trump est une menace existentielle pour les États-Unis. »

Commentaire du New York Times : Voilà à quoi pourrait ressembler une campagne finale entre ces deux hommes. Apparemment, chacun d’entre eux estime qu’il pourra tirer un avantage en attaquant l’autre. Pour Joe Biden, être la cible des flèches présidentielles est en fait un cadeau à ce stade de la campagne, estime le site d’information The Hill. L’ancien vice-président gagne en crédibilité par rapport aux autres candidats démocrates. Il est conforté dans son rôle de challenger le plus important face à Donald Trump, écrit le site qui publie un sondage favorable à Joe Biden. Ce dernier devance le président de 13% dans les intentions de vote. Un sondage national effectué par l’université de Quinnipiac à dix-sept mois de l’élection présidentielle.

Plus de cinquante prisonniers politiques libérés au Nicaragua

Ils ont bénéficié d’une loi d’amnistie, une loi pourtant décriée par l'opposition qui estime que cette mesure garantit surtout l'impunité des policiers et paramilitaires qui ont réprimé les protestations dans le sang. Il n’empêche, la libération des prisonniers a suscité une « grande émotion dans le pays », écrit le journal Prensa Libre.

Le quotidien publie une photo qui montre l’étudiante Eva Amaya Coppens, encore vêtue de sa tenue bleue de prisonnière, brandissant le drapeau national. Comme d’autres opposants détenus, elle est fière de sa peine de prison, elle ne regrette rien et se dit prête à descendre à nouveau dans la rue, écrit Prensa Libre. Un dirigeant paysan explique dans le même journal : « Si, pour sortir de la crise, il faut que j’entame un dialogue avec ceux qui m’ont torturé, eh bien, pour l’amour du Nicaragua, je le ferai»

À lire :
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Port-au-Prince, une ville presque « morte »

La presse qui décrit Port-au-Prince comme une ville presque morte hier mardi. « Deux jours après les manifestations de dizaines de milliers de personnes à travers le pays pour exiger la démission du président Jovenel Moïse, le grand commerce, la majorité des écoles n’ont pas fonctionné dans la capitale », rapporte Le Nouvelliste. Des manifestations improvisées ont été dispersées par la police. Selon le journal, la ville des Cayes, la troisième ville du pays, a été également paralysée par le mouvement de protestation.

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