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Nicaragua

Publié le • Modifié le

Nicaragua: libération de cinquante prisonniers politiques

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L'avocat Chester Membreno, qui fait partie des prisonniers libérés ce lundi 10 juin, a retrouvé sa famille. REUTERS/Oswaldo Rivas

Lundi, le gouvernement nicaraguayen a libéré cinquante prisonniers politiques ayant participé aux manifestations contre le régime de Daniel Ortega. Ces libérations sont intervenues en application d’une loi d’amnistie controversée, que la majorité sandiniste du Parlement avait adoptée samedi dernier de manière urgente. L'opposition avait immédiatement dénoncé cette loi, considérant qu’elle a pour but de couvrir les crimes commis contre les opposants par la police nationale et les paramilitaires qui bénéficieraient ainsi d’une totale impunité.


Avec notre correspndant à Mexico, Patrick John Buffe

Selon le gouvernement nicaraguayen, les cinquante personnes libérées avaient été détenues pour des délits contre la sécurité et la tranquillité publiques. En fait, ceux que l’opposition considère comme des « prisonniers politiques » avaient été incarcérés pour avoir participé à des manifestations pacifiques contre le président Daniel Ortega,  que son gouvernement avait violemment réprimées.

En présence du Comité international de la Croix-Rouge, les cinquante amnistiés, parmi lesquels se trouvent deux journalistes, un dirigeant étudiant, et une seule  femme, ont été transférés à leur domicile, où ils ont été remis à leur famille. Tous bénéficient d’une liberté inconditionnelle, contrairement aux 386 prisonniers libérés précédemment qui, eux, avaient été assignés à résidence. Mais ils ne devraient plus l’être en vertu de l’entrée en vigueur de cette loi d’amnistie.

Reste encore un point d’interrogation : le nombre de prisonniers qui doivent être libérés d’ici ces prochains jours. Avant les libérations de ce lundi, les autorités affirmaient qu’il restait encore 142 prisonniers à amnistier, alors que l’opposition considérait qu’au moins 221 prisonniers politiques croupissaient toujours dans les geôles du régime de Daniel Ortega.