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États-Unis Musiques Patrimoine Histoire

Publié le • Modifié le

États-Unis: le «New York Times» révèle la perte d’archives musicales d'Universal

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Chuck Berry et son rock endiablé faisaient partie des archives. Le musicien, ici, en 1968. Getty/Michael Ochs Archives

« Le plus grand désastre de l’histoire de l’industrie de la musique » titre le New York Times pour évoquer la disparition en fumée de décennies d’enregistrements musicaux. Une enquête du quotidien révèle ce mardi ce que les studios Universal à Hollywood tentaient de dissimuler depuis plus de dix ans : la perte de quasiment tous les enregistrements réalisés par leurs studios depuis les années 1940 lors d’un incendie en 2008.


Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet

Le premier enregistrement de « Rock Around the Clock » fait partie des quelque 500 000 titres disparus. Universal avait racheté un nombre considérable de studios et possédait un trésor inestimable : les enregistrements originaux des albums de centaines de musiciens depuis les années 40.

Bill Halley, Chuck Berry et leur rock endiablé, mais aussi les plus grands noms du jazz : Billie Holiday, Louis Armstrong, Duke Ellington. Ceux de la musique pop comme Elton John, REM, Police ou encore de la scène grunge, avec les premières sessions en studio de Nirvana.

Pendant plus d’une décennie, les studios ont voulu cacher la disparition de ce trésor. Après l’incendie de 2008, l’accent a été mis sur les pertes de films, mais l’évaporation des archives musicales a été passée sous silence.

C’est au terme d’une longue enquête que le New York Times révèle cette perte irréparable. Les enregistrements analogiques d’origine sont en effet indispensables pour toute copie de qualité sur un nouveau support. « La disparition d’un master, c’est comme si l’on n’avait plus qu’une photo des toiles de Léonard de Vinci » commente un expert, « ou comme si le chef d’un grand restaurant était condamné à cuisiner à partir de plats déjà préparés en usine. »

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