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Revue de presse États-Unis Nicaragua Argentine

Publié le • Modifié le

Les déclarations du procureur Robert Mueller font la Une des journaux américains

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Le procureur spécial Robert Mueller, le 29 mai 2019. ©REUTERS/Joshua Roberts

Le procureur spécial est à la Une de presque tous les journaux outre-Atlantique. Et les éditorialistes s’en donnent à cœur joie. « Robert Mueller a choisi ses mots avec beaucoup de soins », constate le Miami Herald. Et « il faut lire entre les lignes pour en comprendre le message », estime le New York Times. « La déclaration du procureur spécial a clarifié la principale conclusion de son rapport, à savoir: il existe de nombreuses preuves d’actes répréhensibles pour lesquels seul le Congrès peut tenir le président pour responsable », affirme le San Francisco Chronicle.

CNN ne comprend même pas pourquoi tout le monde tente de lire entre les lignes. « Le message de Robert Mueller n’a été en rien voilé : au Congrès et au peuple américain, il a lancé un appel aux armes, pour qu’ils défendent la démocratie contre les attaques russes et contre l’homme assis dans le bureau ovale qui pourrait bien être un criminel », peut-on lire sur le site internet de la chaîne d’information.

Au-delà d’une procédure d’impeachment qui pourrait être lancée par les membres du Congrès, Robert Mueller a aussi tenté de faire passer une autre idée : « Les présidents ne sont pas présidents à vie. Et qui sait à quoi serviront les informations de mon rapport dans quelques années », croit avoir compris le New York Times.

Pour d’autres, Robert Mueller est clairement allé trop loin hier. À l’instar de l’éditorialiste de qui écrit : « Aucun procureur ne devrait jamais dire ou faire quoi que ce soit dans le but d’aider une partie ou l’autre. Je ne peux pas imaginer une raison plausible pour laquelle Mueller aurait suggéré que le président Trump soit coupable, sauf pour aider les démocrates au Congrès et encourager leurs actions en vue d’une procédure d’impeachment. Honte à Mueller d’avoir abusé de sa position de confiance et de s’être laissé utiliser ».

► À lire:
- Robert Mueller: inculper Donald Trump était impossible malgré les soupçons
- États-Unis: Trump reconnaît que Moscou l'a aidé à être élu avant de se raviser

Nicaragua : le parlement  approuve une loi contestée par l’opposition.

Le texte, baptisé « Plan global d’assistance aux victimes » accorde des avantages aux « victimes du coup d’État manqué ». C’est ainsi que le gouvernement de Daniel Ortega appelle les manifestations de l’opposition et dont la répression a entraîné une vague de violence dans le pays. C’est le président lui-même qui avait introduit la loi au parlement unicaméral où le chef de l’État bénéficie d’une confortable majorité, rappelle El Diario qui poursuit : « La loi établit que les victimes et les membres de leurs familles bénéficient d’une attention particulière dans les domaines de la santé, de l’éducation, des bourses, du logement et du travail, ainsi que du libre accès aux activités sportives et récréatives dans des espaces publics. »

L’opposition fustige une loi qui n’apporte aucune réponse à cette question. Elle soupçonne le président Ortega de vouloir en faire bénéficier les forces de l’ordre et les milices proches du pouvoir. Dans les colonnes du Nouevo Diario, le secteur des affaires dénonce, je cite, « une amnistie pour les fonctionnaires du gouvernement, responsables de la répression d’État » qui a fait plus de 300 morts. Alors que dans La Prensa « les mères et pères des manifestants tués réclament justice ».

L’appel à la grève générale  a été très suivi en Argentine

« Le pays en grève » titre Pagina 12 aujourd’hui. « La mobilisation convoquée par deux syndicats a montré l’ampleur du rejet de la politique économique du gouvernement  », se félicite le journal de gauche.

« La grève a avant tout touché le secteur des transports », tempère El Tribuno. « Métros, autobus et trains de banlieue étaient à l’arrêt, tous les vols annulés. Les banques, écoles et administrations étaient également fermées ».Et cela a eu un coût pour le gouvernement.

El Tribuno l’évalue à « 40 milliards de dollars, c’est-à-dire 0,22% du PIB annuel de l’Argentine ».

« La cinquième grève depuis 2015 renforce l’opposition à Mauricio Macri juste au début de la campagne électorale », constate El Pais. « Le président ne subit pas seulement la pression de la rue. La chute de sa popularité a déclenché aussi des contestations internes ».À Cambiemos, l’alliance gouvernementale, certains groupes ne croient plus que Mauricio Macri soit encore la meilleure option pour mener la bataille des élections générales d’octobre prochain.

Chronologie et chiffres clés