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Revue de presse Venezuela

Publié le • Modifié le

A la Une: Cri d’alarme du secteur de la santé au Venezuela

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Les services d'urgence d'un hôpital de Caracas, le 30 avril 2019. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

Les professionnels de la santé au Venezuela dénoncent le manque de moyens, de médicaments et l’absence de réaction de la part des autorités. Un appel lancé alors que mardi 28 mai un enfant de trois mois est mort faute de traitement dans un hôpital pédiatrique de Caracas.Il s’agit de la petite Nicole Diaz, qui avait tout juste trois mois et qui était hospitalisée depuis 28 jours pour une méningite, selon El Nacional, quotidien proche de l’opposition. C’est le sixième enfant qui décède dans cet hôpital pédiatrique de Caracas depuis le début du mois de mai, selon le journal, le treizième depuis le début de l’année, selon le quotidien 2001. Le personnel médical, lui, ne cesse de lancer des appels aux autorités, comme l’explique 2001.

Selon ce quotidien : 227 enfants, patients de cet hôpital, ont besoin d’une greffe de moelle osseuse. Des opérations qui pourraient être prises en charge par les autorités avec les fonds débloqués par Nicolas Maduro pour l’achat de matériel militaire. Mais les autorités, selon une organisation de volontaire interrogée par le quotidien, n’assument pas leur responsabilité et préfèrent accuser les États-Unis de la mort de ces enfants : une conséquence des sanctions américaines, selon le régime de Nicolas Maduro. D’ailleurs, la presse proche du régime ne mentionne même pas la mort de la petite Nicole Diaz, à l’image du quotidien Ultimas Noticias.

Dialogue vénézuélien en Norvège

Les discussions entre l’opposition et le régime de Nicolas Maduro se poursuivent à Oslo, en Norvège.Comme le précise La Patilla, l’hermétisme règne autour de ces négociations qui devraient se poursuivre aujourd’hui, après déjà deux jours de dialogue. L’objectif reste de trouver un compromis pour une issue négociée à cette crise, ce qui passe par l’organisation d’élections libres et transparentes comme le rappelle El Universal.

Et si les États-Unis continuent d’insister sur le départ de Nicolas Maduro comme condition préalable à tout accord, l’Union européenne, selon Tal Cual serait prête à accepter une candidature de Nicolas Maduro si d’aventure des élections sont organisées.

L’économie vénézuélienne en plein marasme

Pour la première fois depuis des années, les autorités de Caracas ont publié de données sur l’économie vénézuélienne. Des chiffres qui font froid dans le dos. C’est la Banque centrale du Venezuela qui a publié ces données. Et selon El Periodiquito, quotidien de l’État d’Aragua, l’inflation sur l’année 2018 s’élève à 130 000 %. Elle était de 862 % en 2017, et à 274 % en 2016.

Le PIB a diminué de moitié entre 2013 et 2018 avec une contraction de l’économie à hauteur de 47 %. Ce sont les premiers chiffres macroéconomiques publiés par les autorités vénézuéliennes depuis trois ans, détaille El Universal, qui explique que le régime de Nicolas Maduro a été obligé par le FMI à livrer ces informations, sinon il s’exposait à des sanctions. Les chiffres publiés sont alarmants, mais loin du compte si l’on s’en tient à ceux du FMI qui évaluait par exemple l’inflation pour l’année 2018 à plus d’un million de pour cent.

Un projet de loi très critiqué au Nicaragua

Un projet de loi intitulé « loi du pardon » a été remis lundi à l’Assemblée nationale nicaraguayenne. Un projet de loi que le président Daniel Ortega souhaite voir approuver avant le jour de la fête des mères au Nicaragua, c’est-à-dire ce jeudi. Cette initiative, comme le détaille El Nuevo Diario, vise à amnistier tout membre des groupes paramilitaires ou des forces de l’ordre qui serait accusé d’homicide lors des manifestations durement réprimées ces derniers mois.

Un projet de loi forcément très critiqué par l’opposition et les défenseurs des droits de l’Homme. Ces derniers estiment que cette loi ne permettra pas aux criminels d’échapper à la justice internationale. Les crimes contre l’humanité ne peuvent pas bénéficier de la prescription expliquent-ils dans les pages du quotidien.

Cinquième grève générale en Argentine depuis le début du mandat de Mauricio Macri

La cinquième et certainement la dernière, titre ce matin le quotidien argentin Clarin, puisque l’élection présidentielle est prévue en novembre prochain. Une grève à l’appel de la CGT, la Confédération générale du travail de la République d’Argentine, le syndicat le plus puissant du pays. Une grève pour dénoncer la politique économique du gouvernement de Mauricio Macri, le chômage, l’inflation et l’accord scellé avec le FMI. Un mouvement qui devrait être très suivi.

Comme le précise La Nacion : les syndicats qui jusqu’à présent restaient distants ont presque tous rejoint le mouvement. Les transports devraient notamment être paralysés, selon La Nacion. Le gouvernement a tout tenté pour éviter la grève, comme l’explique le quotidien, notamment en proposant une enveloppe de 13 milliards de pesos argentins, environ 250 millions d’euros, pour les œuvres sociales de syndicats. Une manœuvre trop tardive, selon la CGT.

Chronologie et chiffres clés