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Daniel Ortega Nicaragua

Publié le • Modifié le

Nicaragua: 100 prisonniers politiques libérés et placés en résidence surveillée

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Maria Adilia Peralta se jette dans les bras de sa mère après sa libération de la prison de La Esperanza, à Masaya, le 20 mai. REUTERS/Oswaldo Rivas TPX IMAGES OF THE DAY

Au Nicaragua, 100 prisonniers politiques sont sortis de prison et ont été placés en résidence surveillée. Un geste du président Ortega pour maintenir les rues calmes, après la mort d'un opposant en prison jeudi dernier, dans des circonstances encore obscures.


Le président s'était engagé à libérer avant le 18 juin l'ensemble des personnes arrêtées lors des manifestations anti-gouvernementales de 2018, selon un accord signé avec une plate-forme d'opposition.

La plupart des prisonniers sont des jeunes arrêtés lors des grandes mobilisations de l'année dernière pour demander la démission du président Ortega.

« Ce régime va prendre fin »

Maria Adilia Peralta se jette dans les bras de sa mère. Elle avait été arrêtée au mois de juillet après la reprise de Masaya, le dernier bastion des manifestants. « Ce n'est pas une menace, mais ce régime va prendre fin, dit-elle. Ils ont bafoué nos droits humains, nous vivions dans la souffrance quotidienne. Non seulement en raison de l'enfermement, mais aussi parce qu'on n'avait aucune nouvelle de nos familles. »

Sortis de prison, mais toujours étroitement contrôlés. En février déjà, 336 prisonniers politiques avaient ainsi été placés en résidence surveillée. Ils seraient toujours 350 derrière les barreaux, selon les autorités. Près de 800, selon l'opposition.

Un petit geste du gouvernement donc, mais depuis l'année dernière une chape de plomb est tombée sur le pays : des centaines d'arrestations, plusieurs médias fermés et quelque 62 000 personnes en exil, selon des ONG de défense des droits humains.

Ceux qui restent vivent dans la peur. Dernier exemple en date : une leader étudiante qui manifestait après la mort d'un prisonnier politique a été enlevée ce week-end par des hommes armées, séquestrée et interrogée pendant quarante-huit heures avant d'être relâchée.