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Revue de presse États-Unis Chine

Publié le • Modifié le

À la Une: la guerre commerciale s’intensifie entre les États-Unis et la Chine

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La guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine est montée d'un cran. REUTERS/Damir Sagolj

A en croire le New York Times ce matin, « de nombreux investisseurs estiment que, malgré les tensions, les deux parties pourraient parvenir à un accord. D’autant plus que l’administration Trump a effectivement retardé l’impact total de la hausse des tarifs. Elle a précisé qu’elle ne collecterait les droits de douane que sur les marchandises qui quittent la Chine à partir de vendredi. Cela signifie qu’ils ne toucheront pas encore les marchandises chinoises qui se trouvent actuellement sur des navires à destination des États-Unis », précise le journal.

Le vice-Premier ministre chinois est donc à Washington pour la reprise des négociations aujourd’hui. Et alors que leur résultat n’est pas encore connu, certains éditorialistes tirent déjà des conclusions de cette stratégie commerciale de Donald Trump.

À l’instar du Washington Post qui écrit : « Tout au long du processus de négociations avec Pékin, l’administration Trump a affaibli sa position en tentant de mener des batailles tarifaires simultanées sur les importations d’autres pays, comme celles du Canada, de l’Union européenne, de la Corée du Sud ou du Japon. Pourtant ces alliés et partenaires commerciaux de longue date des États-Unis n’abusent pas des règles du commerce international comme le fait la Chine. En plaçant de vieux amis dans le même viseur que Pékin, Donald Trump a rendu difficile leur ralliement politique à la partie américaine dans le différend avec la Chine. Ils étaient, en fait, obligés de se venger », constate le Washington Post avant de conclure : « Que les négociations avec Pékin aboutissent ou pas, le président Trump aura fait fi d’une leçon de l’histoire : les guerres sur plusieurs fronts, qu’elles soient militaires ou commerciales, sont les plus difficiles à gagner. Et combattre sans alliés est encore plus difficile ».

Mexique : controversée réforme de l’éducation approuvée

Au Mexique, les Sénateurs ont approuvé en dernière lecture la très controversée réforme de l’éducation. « Avec 97 votes pour, 20 contre et deux abstentions, les Sénateurs ont approuvé ce texte qui abroge la réforme de 2012, mise en place par le président de l’époque, Enrique Peña Nieto », annonce le journal Excelsior.

Abroger la réforme de son prédécesseur, c’était justement l’une des principales promesses de campagne du président Andrés Manuel Lopez Obrador. « La réforme introduite par Enrique Peña Nieto avait notamment modifié les règles d’entrée dans l’éducation nationale et de promotion pour les enseignants en instaurant un système d’évaluation. Ce système devait permettre de lutter contre les mauvaises pratiques syndicales telles que la vente et même l’héritage des emplois », rappelle Forbes.

Désormais, les choses vont de nouveau radicalement changer, prédit le quotidien. « Si la nouvelle loi n’abroge pas tout à fait l’ancienne, elle lui enlève tout de même l’essentiel de sa moelle épinière », regrette l’éditorialiste de Publimetro pour qui l’ancienne réforme assurait enfin que « seuls les meilleurs enseignants soient choisis pour les élèves mexicains ».

En Colombie, un cinéaste assassiné alors qu’il tournait un documentaire sur les victimes de la violence

Mauricio Lezama recueillait des témoignages de personnes qui avaient subi des violences pendant le conflit armé, quand il a été tué par balle, rapporte El Espectador. L’attentat a eu lieu dans la ville d’Arauquita, dans le département d’Arauca. Toujours selon le journal, le gouverneur du département a attribué l’assassinat à un groupe dissident de l’ancienne guérilla des FARC.

En Haïti, le nouveau Premier ministre désigné, Jean Michel Lapin, a dévoilé hier les membres de son gouvernement

Enfin, s’exclame le quotidien Le National. Enfin parce qu’il a fallu attendre un mois après la nomination du nouveau Premier ministre pour connaître la composition de son gouvernement. Mais le journal n’est pas le seul à se montrer déçu : sur seize ministres, sept figuraient déjà dans le dernier gouvernement. « Cette liste des ministres du gouvernement Lapin est loin d’être l’expression d’un consensus politique entre les acteurs consultés et les partis représentés au Parlement haïtien ».

Y étaient reconduits presque tous les occupants des postes clés : les ministres des Affaires étrangères, des Travaux publics, de la Santé, « malgré le mauvais fonctionnement des institutions sanitaires », celui de la Justice et de la Sécurité publique, « malgré la montée de l’insécurité », ou encore le ministre de l’Économie et des Finances, malgré la grave crise économique, note Le National.

Avant d’entrer officiellement en fonction, la politique générale du nouveau Premier ministre doit être approuvée par le Parlement. Mais « la séance au Sénat de présentation de la politique générale du Premier ministre désigné, séance qui a été préalablement annoncée pour ce jeudi 9 mai 2019, a été reportée sine die », rapporte Alterpresse. « Le motif de ce report : la composition du gouvernement de Jean-Michel Lapin n’a pas été acheminée, à temps, à la commission sénatoriale en charge de ce dossier ». De son côté Le Nouvelliste annonce que « le Sénat de la République peine à trouver une nouvelle date ».

Chronologie et chiffres clés