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Revue de presse États-Unis Donald Trump

Publié le • Modifié le

A la Une: Non, Donald Trump ne bluffe pas

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Donald Trump a menacé d’augmenter les taxes pour deux-cent milliards de biens chinois importés aux États-Unis. REUTERS/Kevin Lamarque

C’est ce jeudi 9 mai que doivent reprendre les négociations à Washington entre Américains et Chinois pour tenter de trouver un accord commercial. Des négociateurs qui sont sous pression puisque Donald Trump a menacé d’augmenter les taxes pour deux cents milliards de biens chinois importés aux États-Unis. Eh bien, selon le Wall Street Journal, Donald Trump ne bluffait pas.

Cette hausse des taxes a bien été publiée dans le Federal Register, l’équivalent du Journal officiel en France. Le quotidien apporte par ailleurs des précisions : cette hausse était initialement prévue en décembre dernier, mais étant donné la bonne direction que prenaient alors les négociations, le bureau américain du Commerce l’avait suspendue. Donc, cette menace de Donald Trump n’est rien d’autre que l’application de la politique préconisée il y a quelques mois, rappelle le quotidien.

Des négociations entre Américains et Chinois qui s’annoncent tendues

Si côté américain, la stratégie de la Maison Blanche a été concertée avec l’équipe de négociateurs et on semble encore confiant pour que d’ici demain soir, un accord soit trouvé, côté chinois, l’ambiance n’est pas la même selon le Washington Post. Les autorités chinoises estiment qu’une escalade des tensions dans ces négociations n’est bonne ni pour les Américains ni pour les Chinois.

Selon le Washington Post, les négociateurs chinois démentent vouloir revenir sur certains points accordés lors des rencontres précédentes. Et ils menacent à leur tour les États unis de « contre-mesures » si d’aventure les autorités américaines venaient à augmenter les taxes de 10 à 25 % sur ces fameux deux cents milliards de biens chinois. Cette reprise des discussions s’annoncent donc tendue. Une tension qui n’a eu que peu d’effet sur les marchés boursiers, selon le New York Times, mais cette situation pourrait ne pas durer prévient le quotidien.

Un député vénézuélien arrêté suite à la tentative de soulèvement

Les autorités vénézuéliennes ont mis leur menace à exécution et ont arrêté un des sept élus accusés d’être derrière la tentative de soulèvement avortée la semaine dernière. Il s’agit d’Edgar Zambrano, qui occupe le poste de vice-président de l’Assemblée nationale, député de l’État de Lara et qui appartient à la formation « Accion democratica », précise El Nacional. Une arrestation rocambolesque comme l’a raconté en direct ce député sur les réseaux sociaux, nous apprend ce quotidien. Son véhicule a été intercepté par le Sebin, les renseignements vénézuéliens.

Mais Edgar Zambrano a refusé de sortir, ce qui a obligé les forces de l’ordre à faire venir sur place une dépanneuse qui a ensuite remorqué le véhicule du député jusqu’à l’Hélicoïde, un bâtiment tristement célèbre où sont détenus de nombreux prisonniers politiques. Un bâtiment où la torture serait monnaie courante, selon de nombreuses ONG, et où il y a moins d’un an un conseiller municipal a trouvé la mort dans des circonstances plus que troublantes. Selon les autorités : Fernando Alban se serait jeté du dixième étage, une version contestée par ses proches pour qui il a été jeté volontairement par des membres du Sebin.

Une arrestation dénoncée notamment par Washington et qualifiée d’arbitraire par l’ambassade « virtuelle » américaine au Venezuela qui a publié un communiqué sur les réseaux sociaux. Les autorités américaines réclament la libération immédiate d’Edgar Zambrano et si ce n’est pas le cas Nicolas Maduro et ses complices en subiront les conséquences, peut-on lire dans les pages de 2001. Pour Juan Guaido, le président autoproclamé, la levée de l’immunité de parlementaires et l’arrestation d’Edgar Zambrano prouvent la volonté du régime de détruire l’Assemblée nationale. Une désintégration menée par le Tribunal suprême de justice, selon le communiqué de Juan Guaido repris par La Patilla.

L’ancien président brésilien Michel Temer doit retourner en prison

La justice brésilienne a lancé ce mercredi un nouveau mandat d’arrêt contre l’ancien président Michel Temer. Selon le quotidien Globo, c’est une cour d’appel de Rio qui a ordonné le retour en prison de Michel Temer. Pour rappel, l’ancien chef d’État est soupçonné d’être à la tête d’une organisation criminelle qui aurait récolté des millions en pots-de-vin. Une affaire qui s’inscrit dans le dossier tentaculaire du « Lava Jato » (lavage express). Michel Temer a confirmé l’information et annoncé qu’il se livrerait à la justice ce jeudi même s’il compte faire appel de cette décision devant le Tribunal suprême de justice.

Les élus brésiliens ont désormais le droit de porter des armes

Une mesure très décriée par de nombreuses ONG. Ce décret permet aux élus, mais également aux magistrats, aux officiers de justice, aux avocats ou encore aux journalistes de porter une arme dans des espaces publics, selon La Folha de São Paulo. C’était une promesse de campagne de Jai Bolsonaro, rappelle Globo. Un décret qui s’ajoute aux assouplissements déjà mis en place par les autorités brésiliennes depuis la prise de fonction du nouveau président.

Chronologie et chiffres clés