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Revue de presse États-Unis Chine

Publié le • Modifié le

À la Une: escalade dans la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine

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Donald Trump cherche à redonner en quelque sorte un « coup de fouet » à des négociations qui semblent patiner et qui devaient normalement s’achever cette semaine par un accord bilatéral. REUTERS/Damir Sagolj/File Photo

Le compte à rebours est lancé en ce qui concerne la reprise des négociations entre Chinois et Américains puisque, jeudi 9 mai, les deux parties doivent reprendre le dialogue à Washington comme le rappelle le Washington Post. Il n’est donc pas étonnant d’assister à des attaques de Donald Trump.

C’est sa stratégie, rappelle le quotidien, même si cela va à l’encontre de ce que préconisent ses principaux conseillers. Et donc, lundi 6 mai, Donald Trump a accentué la pression sur les négociateurs chinois en annonçant l’augmentation à partir de vendredi prochain des droits de douane sur 200 milliards de biens chinois.

Pourquoi un tel discours ?

Selon des membres du groupe de négociateurs américains interrogés par Politico, Pékin serait en train de revenir sur certains engagements scellés auparavant. Selon Robert Lighthizer, représentant au Commerce, la partie américaine a senti une érosion des engagements pris par la Chine lors des discussions qui se tenaient la semaine dernière à Pékin. En brandissant une telle menace, Donald Trump cherche à redonner en quelque sorte un « coup de fouet » à des négociations qui semblent patiner et qui devaient normalement s’achever cette semaine par un accord bilatéral.

Mais, selon le New York Times, le président américain n’a pas que cette idée en tête. En agissant de la sorte, il distille un message à sa base en vue des élections de 2020, car ce sont les classes moyennes et populaires qui seront les plus exposées si d’aventure aucun accord n’est trouvé entre les géants de l’économie mondiale. Une manière de se prémunir en cas d’échec, estime le New York Times.

Les démocrates privés des déclarations d’impôts de Trump

Fin de non-recevoir envoyée par le secrétaire d’État au Trésor, Steve Mnuchin, qui refuse de transmettre les déclarations d’impôts de Donald Trump à une commission de la Chambre des représentants, précise le New York Post. Les élus démocrates en avaient fait la demande. Mais selon le secrétaire d’État au Trésor, qui a adressé un courrier à ces élus, « cette demande du Comité est sans précédent, et elle soulève de sérieuses questions constitutionnelles, dont la résolution pourrait avoir des conséquences durables pour tous les contribuables américains ».

D’où ce refus. Mais ce n’est pas pour autant que les démocrates comptent jeter l’éponge, selon le Washington Post, qui a pu discuter avec certains de ces élus. Pour le démocrate Lloyd Doggett : « Nous avons besoin d’une action en justice immédiate. Nous ne pouvons pas laisser ce mauvais président créer un mauvais précédent. »

Le Groupe de Lima change d’approche sur la crise vénézuélienne

Une réunion s’est tenue à Lima, au Pérou entre les pays qui forment le « Groupe de Lima » (un groupe formé désormais par 14 pays de la région parmi lesquels l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Pérou, ou encore le Canada), une alliance régionale qui soutient le changement de régime au Venezuela. Et après les évènements de la semaine dernière, la stratégie de cette alliance semble désormais évoluer.

Après analyse de la tentative de putsch de la semaine dernière, de l’échec de cette initiative et du non-ralliement de hauts gradés au président autoproclamé Juan Guaido, ont décidé de changer d’approche, détaille El Espectador dans son éditorial du jour. Après une longue réunion, ce groupe a décidé de remettre les pieds sur terre, estime le quotidien. Fini l’urgence et l’anxiété d’une approche agressive. Désormais, c’est une solution négociée qui est privilégiée.

Réunion du groupe de contact sur le Venezuela

Ce groupe de contact composé par 12 pays d’Amérique du Sud et de l’Union européenne se réunit pour le second jour consécutif ce mardi 7mai au Costa Rica, cette fois avec la présence des ministres des Affaires étrangères. Selon El Nacional, ce groupe va essayer de trouver des solutions pour tenter de désamorcer l’escalade de violence et de répression qui sévit au Venezuela. Et cela passe par un dialogue entre toutes les parties, c’est-à-dire un processus politique, selon Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne. L’urgence est de mise, selon elle, étant donné la grave détérioration de la situation humanitaire dans le pays.

Une solution négociée est impérative et urgente, selon Federica Mogherini, qui appelle la communauté internationale à plus s’investir. « La solution doit être vénézuélienne », explique-t-elle, « mais la communauté internationale à le devoir et la responsabilité de faciliter cette solution sans déploiement militaire », peut-on lire dans les pages d’El Nacional.

Chronologie et chiffres clés