rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti

États-Unis Climat Changement climatique Environnement Pollution

Publié le • Modifié le

A la rencontre d'Alexandria Villasenor, l'égérie américaine de la grève climatique

media
Alexandria Villasenor. Sur les pancartes de la jeune égérie américaine: «école en grève pour le climat» et «la COP24 nous a bernés». www.facebook.com/alexandriav2005

C’est l’une des égéries mondiales du mouvement lycéen contre le changement climatique aux côtés de la Suédoise Greta Thunberg. A 13 ans, Alexandria Villasenor vit à New York. Elle fait grève scolaire tous les vendredis. Elle est l’un des fers de lance des 400 manifestations qui doivent se tenir ce vendredi 15 mars dans les 50 Etats américains. C'est déjà une victoire dans un pays dont le président est un climatosceptique revendiqué qui souhaite sortir de l'Accord de Paris.


Avec notre correspondante à New York,  Marie Bourreau

Chaque vendredi depuis le mois de décembre dernier, Alexandria Villasenor, « Lexi » pour les intimes, rejoint un banc face à l’entrée visiteurs du siège des Nations unies, dans sa ville de New York. Elle pose ses deux pancartes : « école en grève pour le climat » et « la COP 24 nous a bernés ».

Objectif de la jeune adolescente : mobiliser les politiques et les diplomates pour faire plus pour la protection du climat. « Il s’agit de mettre la pression sur les leaders dans le monde pour prendre des mesures concrètes et s’assurer que le réchauffement climatique ne dépasse pas 1,5°C. »

L’engagement d’Alexandria date du terrible incendie de Paradise, en Californie, en novembre dernier. L’adolescente se trouve alors à une heure de route du sinistre et suffoque dans les fumées toxiques. De retour à New York, elle lance aux côtés de la Suédoise Greta Thunberg l’idée d’une grève scolaire mondiale.

Mais aux Etats-Unis, l'un des pires pollueurs de la planète, le débat reste compliqué. « C’est triste que le changement climatique soit devenu un sujet de division politique aux Etats-Unis, regrette Alexandria. Beaucoup d’adultes n’y croient pas. On est là pour les défier et changer leur mentalité. »

La mobilisation de ce vendredi dans les grandes villes sera un bon baromètre de la prise de conscience de l’urgence climatique par la jeunesse américaine. Alexandria rêve déjà de voir marcher des milliers de lycéens dans son pays. Quatre cents manifestations doivent s'y tenir ce vendredi 15 mars.

►Lire aussi : Grève mondiale pour le climat, un appel à la responsabilité

Chronologie et chiffres clés