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Haïti Jovenel Moïse

Publié le • Modifié le

Violences en Haïti: le gouvernement nie avoir engagé des mercenaires

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Les sept personnes interpellées sont détenues au principal poste de police de la capitale. REUTERS/Ivan Alvarado

Après dix jours de manifestations violentes, un certain calme est revenu en Haïti mais la tension reste forte car l’opposition réclame toujours la démission du président Jovenel Moïse. Dans ce contexte si fragile, l’arrestation dimanche soir d’un groupe de sept étrangers et un Haïtien en possession d’un arsenal de guerre est venue alimenter les rumeurs, mais le gouvernement nie avoir enrôlé des mercenaires.


Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron

« Le pouvoir exécutif ne saurait engager des mercenaires pour venir terroriser la population par laquelle nous avons été mandatés et que nous avons la responsabilité de servir. » C’est par ces mots que le secrétaire d’Etat à la Communication, Eddy Jackson Alexis, a démenti lundi soir au téléphone les allégations de possible enrôlement de mercenaires par le gouvernement.

 → A (RE)LIRE : Haïti: la contestation se poursuit après 10 jours de violence

Pour qui travaillent donc ces hommes arrêtés dimanche soir par la police en possession de quantité d’armes de guerres et de matériel de télécommunication ? Et pour quelle mission ont-ils été embauchés ? C’est le grand sujet d’interrogation.

Des fusils d'assaut retrouvés

Il s'agit de cinq citoyens américains, d'un Serbe, d'un Russe et d'un Haïtien. Dans leurs voitures six fusils d’assaut, autant de pistolets, des centaines de cartouches, deux drones professionnels, des téléphones satellitaires et des plaques d’immatriculation, ont été retrouvés.

Le tableau a de quoi faire paniquer. Même le secrétaire d’Etat à la communication le reconnaît mais c’est à la justice de faire la lumière sur ce dossier. L’enquête est en cours, a-t-il assuré.

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