rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti

Etats-Unis Donald Trump Shutdown

Publié le • Modifié le

Des New-Yorkais commentent la décision de Trump de mettre fin au «shutdown»

media
Sont-ce les perturbations subies par plusieurs avions de ligne vendredi qui ont convaincu Donald Trump de rouvrir l’administration? Aéroport LaGuardia de New York, le 25 janvier 2019. REUTERS/Mike Segar

Après plus d’un mois de fermeture partielle de l’administration, le « shutdown » est enfin terminé aux Etats-Unis. Donald Trump a finalement cédé, acceptant un accord temporaire qui prévoit trois semaines de négociations sur la sécurité à la frontière sud du pays et le sort des immigrants. Mais les positions sont toujours aussi tranchées. En attendant de voir ce qu’il se passera après le 15 février, les personnes concernées soufflent. Des New-Yorkais expriment leur satisfaction.


Avec notre correspondant à New York,  Grégoire Pourtier

Certes, le président Trump maintient sa volonté de construire un mur, et l’opposition démocrate refuse toujours catégoriquement son projet. En attendant, des New-Yorkais se réjouissent de la fin provisoire d’une situation qui a non seulement empêché 800 000 salariés d’être payés pendant 35 jours, mais qui a eu aussi de nombreuses autres répercussions sur l’économie et la vie quotidienne.

Sont-ce les perturbations subies par plusieurs avions de ligne vendredi qui ont convaincu Donald Trump de rouvrir l’administration ? Devin redoutait justement la pagaille dans les aéroports. « J’aurais pu être affecté par le "shutdown", dit-il, car je dois prendre un avion très bientôt. Ce n’est bien sûr qu’un détail personnel, mais cela aurait pu être compliqué. » Et d'ajouter : « Quoique… on doit voler le 15 février, c’est-à-dire exactement le jour où l’accord prendra fin ! »

Un calcul à double tranchant

L'accord est temporaire. Chacun campant ainsi sur ses positions, un nouveau « shutdown » pourrait donc démarrer dans trois semaines. Déjà indignée qu’on ait pris en otage 800 000 employés pendant 35 jours, Christo refuse de l’envisager : « Je suis mère au foyer, mais je me sens mal malgré tout, car des vies ont été touchées. Les gens travaillent dur, et ils ont besoin de leur argent. Il y a les loyers à payer, les factures, prendre soin des enfants... »

Vainqueurs du bras de fer, les démocrates promettent de batailler pendant toute la fin du mandat de Donald Trump, et Jonathan espère qu’il resteront fermes face aux manœuvres politiciennes. Il suspecte le président d’avoir attendu que l’opposition soit majoritaire à la Chambre des représentants pour faire de la construction du mur une urgence absolue.

Et de noter qu’il a mis un terme au « shutdown » le jour même de où l’un de ses proches était interpellé dans le cadre de l’enquête sur l’ingérence russe : « Quelle surprise… D’un coup, Roger Stone a été inculpé, et il s’est dit : "Je dois faire quelque chose pour distraire l’attention pendant quelques minutes." C’est pour ça qu’il a fait ça. » Mais cette parenthèse est un autre piège pour Donald Trump : ses partisans les plus extrémistes sont ulcérés qu’il ait cédé.

Chronologie et chiffres clés