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Revue de presse Brésil Pérou Cuba Mexique

Publié le • Modifié le

A la Une: l’investiture de Jair Bolsonaro à la présidence du Brésil

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Les partisans du nouveau président brésilien Jair Bolsonaro se rassemblent devant le Palais du Planalto pour assister à son investiture, le 1er janvier 2019 à Brasilia. © REUTERS/Sergio Moraes

Alors qu'une partie de la communauté internationale porte un regard inquiet sur le plus grand des pays latino-américains, la plupart des Brésiliens, eux, semblent au contraire portés par un certain vent d'optimisme. Selon un sondage publié aujourd'hui par la Folha de Sao Paolo, « 65% des Brésiliens interrogés pensent que Jair Bolsonaro gouvernera le pays de manière excellente ou bonne. 17% estiment que le nouveau président sera un chef d'Etat normal tandis que seul un Brésilien sur dix se dit pessimiste au regard de l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro ».

La presse brésilienne se fait aujourd'hui surtout l'écho du défi économique qui attend le nouveau président. A l’instar du quotidien O Estado qui écrit : « Jair Bolsonaro prendra ses fonctions de président de la République avec pour mission de promouvoir les réformes nécessaires pour éviter l'effondrement économique du Brésil. Ce n'est pas un choix, ni un projet de tel ou tel parti, mais un impératif national », estime le journal qui prévient qu'en cas d'échec « le Brésil deviendrait ingouvernable ».

« Mais si Jair Bolsonaro veut vraiment réussir à transformer le pays comme il l'a promis il lui faudra rationaliser radicalement les dépenses publiques, ce qui passera par une restriction des programmes sociaux. Ces mesures généralement impopulaires seront pourtant nécessaires afin d'attirer les investisseurs sans lesquels il n'y aura pas de création d'emplois ».

Pérou : la destitution de deux procureurs en charge de l’affaire de corruption Odebrecht provoque une vague d’indignation

Il était déjà arrivé à Brasilia pour assister à la prise de fonction de son nouvel homologue brésilien. Mais dans la nuit, le président péruvien, Martin Vizcarra, a annoncé qu'il allait avancer son retour au Pérou, rapporte Peru 21. Car le procureur général péruvien, Pedro Chavarry, a annoncé hier la destitution de deux procureurs qui enquêtaient sur les affaires de corruption et qui impliquent justement le groupe brésilien de travaux publics Odebrecht. Cette décision a immédiatement soulevé une vague d'indignation qui a emporté les festivités du Nouvel An. « Des milliers de personnes ont marché spontanément dans les rues de Lima pour protester contre la destitution des deux procureurs », rapporte La Republica.

Durant une conférence de presse, qui s'est tenue hier soir, Pedro Chavarry a reproché aux procureurs limogés leur « manque de neutralité et de rigueur » dans l'enquête. Cette enquête vise notamment quatre anciens présidents péruviens et la dirigeante du parti d'opposition Fuerza Popular, Keiko Fujimori, rappelle El Commercio. Mais de nombreux Péruviens soupçonnent au contraire le procureur général de partialité. C'est ce qu'on pouvait entendre lors des manifestations spontanées cette nuit dans les rues du pays, souligne La Republica. D'ailleurs, « la contestation ne s'arrêtera pas là », prévient le journal. « De nouvelles marches sont d'ores et déjà prévues pour cet après-midi ».

Cuba : ce premier janvier marque les 60 ans de la révolution

Pour l'occasion, le Journal officiel Granma publie de longs extraits de discours de feu Fidel Castro. De son côté Juventud Rebelde annonce que son frère et ex-président, Raul, prendra la parole dans le cimetière où est enterré le père de la révolution. C'est à Santiago de Cuba, première ville conquise par la guérilla de Castro en 1959, qu'auront lieu ces festivités qui s'annoncent très discrètes.

« 60 ans après la révolution à Cuba, le pouvoir du régime commence à s'effriter », constate de son côté le Miami Herald. Le journal de Floride souligne « la situation économique stagnante et la contestation grandissante au sein de la population cubaine » qui ont forcé le gouvernement du nouveau président Miguel Diaz-Canel à revenir sur certaines de ses décisions, notamment en ce qui concerne la régulation du secteur privé.

Mexique : les rebelles zapatistes annoncent lutte contre projets du président AMLO

Au Mexique, les rebelles zapatistes ont rappelé aux autorités mexicaines qu’ils comptaient bien continuer leur lutte contre les projets de développement annoncés par le nouveau président AMLO. L’Armée zapatiste de libération nationale, EZLN, fête ce 1er janvier ses 25 années de soulèvement dans la jungle Lacandona dans l’Etat du Chiapas au sud-est du Mexique. On se souvient du sous-commandant Marcos, le visage cagoulé, à cheval, communiquant les revendications de ses troupes. Le 1er janvier 1994, des populations indigènes « poussées par la pauvreté, le manque d’opportunités, le racisme, l’exclusion et la discrimination ont pris les armes contre le gouvernement mexicain », rappelle Excelsior. La répression fit des dizaines de morts et disparus. Malgré des accords de paix partiels, et des promesses non tenues, le mouvement ne s’est pas éteint. « La quatrième génération est même en train de naître, des anti-néolibéraux par héritage », écrit Excelsior. Lundi soir, environ 2000 de ses membres dont de nombreuses femmes aujourd’hui à la tête de la lutte, se sont rassemblés à Caracol de la Realidad, indique Milenio. « Même si des milliers de personnes sont consultées, nous ne nous rendrons pas », en référence aux référendums consultatifs lancés par le nouveau président Andrés Manuel Lopez Obrador, notamment sur le projet de Train touristique maya dans le Yucatan, un projet auquel les Zapatistes entendent s’opposer par tous les moyens.

Chronologie et chiffres clés