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Mexique Andres Manuel Lopez Obrador

Publié le • Modifié le

Que pensent les Mexicains de l'augmentation du SMIC promise

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Andrés Manuel López Obrador en conférence de presse à Mexico mardi 18 décembre 2018. Mexican Presidency / AFP

Le nouveau président mexicain Andrés Manuel López Obrador a annoncé une hausse du salaire minimum à partir du 1er janvier prochain. Il passera de 80 à 102 pesos par jour, l’équivalent de 4,6 euros, soit un euro de plus. C’est la plus forte augmentation depuis 25 ans. Et dans la nouvelle zone franche de la frontière nord, le salaire minimum sera doublé. Il atteindra 8 euros. RFI est allé à la rencontre des Mexicains pour connaître leur opinion sur cette décision du nouveau gouvernement.


Avec notre correspondant à Mexico,  Patrick John Buffe

Face à cette augmentation du salaire minimum, les Mexicains se montrent plutôt sceptiques, même si certains considèrent que c’est une bonne nouvelle. C’est le cas d’Ubaldo, un étudiant de 22 ans, qui émet pourtant une réserve : « Oui, dit-il, les Mexicains auront ainsi un revenu plus élevé. Mais il est probable que le coût de la vie augmente proportionnellement à la hausse du salaire. Ce qui reviendra au même qu’avant. »

En revanche, pour Idalia, une femme de 45 ans, cette hausse est bien trop faible : « C’est très peu. On ne peut pas vivre avec 102 pesos. Et pour les familles nombreuses, ce salaire est insuffisant ! »

« Un kilo de tortillas coûte actuellement 18 pesos »

Quant à Antonio, un cuisinier de 60 ans, il se demande ce qu’on peut s’acheter de plus avec ces 22 pesos supplémentaires : « Un kilo de tortillas… et c’est tout ! (rire) C’est tout ce qu’on peut acheter avec 22 pesos, parce qu’un kilo de tortillas coûte actuellement 18 pesos ! »

Mais alors, quel serait le montant d’un salaire minimum qui permettrait de vivre mieux ? La question, RFI l'a posée à Amada, une mère-célibataire de 42 ans : « Pour vivre dignement, qu’ils nous paient au moins un salaire de 300 pesos. »

Parvenir à un salaire minimum de 300 pesos, soit 13 euros, c’est justement l’objectif que se sont fixés le patronat et le gouvernement. Mais il faudra attendre jusqu’à 2024.

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