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Cuba Emploi et Travail

Publié le • Modifié le

Cuba: revirement du gouvernement concernant des lois limitant le secteur privé

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Le président cubain Miguel Diaz-Canel (image d'illustration). REUTERS/Fernando Medina

L’Etat cubain a décidé de reculer sur certaines des lois encadrant l'activité privée, autorisée depuis dix ans dans le pays. Les entrepreneurs devaient être soumis à des règles plus restrictives publiées au Journal officiel au mois de juillet. L'Etat fait finalement marche arrière à la veille de leur entrée en vigueur.


Ce revirement inattendu illustre les hésitations de l'Etat cubain sur la question. La ministre du Travail l'a reconnu mercredi soir publiquement, à la télévision : ces 20 lois qui devaient entrer en vigueur demain avaient généré l'incompréhension et un certain malaise au sein de ce tout jeune secteur privé, qui emploie aujourd'hui 13% de la population

Elles limitaient les licences d'activité: une seule par personne et par local. Concrètement, cela empêchait par exemple une maison d'hôtes de servir à manger à ses clients. Les restaurants étaient aussi limités à 50 couverts. La mesure a été levée. D'autres restent en vigueur.

Jeu d'équilibriste

Officiellement, ces lois visaient à lutter contre la fraude fiscale et le travail au noir au sein d'un secteur privé autorisé sur l'île communiste depuis seulement 10 ans. Son expansion a aussi accru les inégalités entre les Cubains, entre le public et le privé.

L'objectif du gouvernement était donc aussi de limiter les revenus des auto-entrepreneurs dans une société qui se veut égalitaire, garantie de la survie du modèle cubain. D'où ce jeu d'équilibriste constant entre volonté d'ouverture et restrictions, entre poursuite des réformes lancées par l'ancien président Raul Castro et contrôle de la population.