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Publié le • Modifié le

A la Une: Haïti, questions autour du massacre à La Saline, à Port-au-Prince

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Des manifestants dans un quartier de Port-au-Prince, le 23 novembre 2018. ©HECTOR RETAMAL/AFP

« Il n’est plus possible d’ignorer les évènements de La Saline », estime Le Nouvelliste. « En plein jour, des hommes armés assoiffés de sang, des membres de gangs connus, appuyés, écrit le RNDDH, par un blindé de la BOID (la Brigade d’Opération et d’Intervention Départementale de la Police nationale, ndlr.), ont tué hommes, femmes, enfants, charcuté et brûlé des cadavres ». Tout cela « à deux minutes en voiture du Parlement et à quatre minutes à peine du palais national », fustige le quotidien qui poursuit : « Des policiers ayant abandonné leurs postes, convertis en membres de gangs – non encore révoqués aux dernières nouvelles – sont impliqués dans la perpétration de ces atrocités ».

Quels mobiles ont mené à ces évènements ?

Toujours selon Le Nouvelliste qui cite le rapport du Réseau haïtien de défense des droits de l’homme, il y avait, entre autres, « la volonté de casser l’élan de la mobilisation politique contre le pouvoir dans ce quartier réputé hostile au président Jovenel Moïse. Le délégué départemental, représentant du chef de l’Etat, pointé du doigt dans le massacre de La Saline, a démenti », rapporte Le Nouvelliste.

Le journal Le National souligne le lien entre l’aggravation du problème de l’insécurité et « le climat politique délétère » qui règne actuellement en Haïti. « Certains politiciens voulant jouer aux seigneurs de guerre disposent de leurs propres bases armées et ils y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux, quel que soit le camp politique », constate l’éditorialiste qui poursuit. « Au lieu de développer des programmes sociaux pour le relèvement des quartiers populaires, des secteurs politiques et économiques choisissent l’embrigadement de jeunes caïds au service de leurs intérêts particuliers ».

De son côté, Le Nouvelliste conclut : « L’heure est d’autant plus grave que la proximité, la complicité, la connivence entre criminels, agents de l’ordre et élus ruinent le reste d’autorité de l’Etat ».

Commission d’enquête sur disparition de 43 étudiants d'Ayotzinapa

Au Mexique, le nouveau président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a annoncé hier la mise en place d'une commission d'enquête pour faire la lumière sur la disparition de 43 étudiants d'Ayotzinapa.

« Avec la signature de cet accord, nous débutons le processus de recherche des jeunes d'Ayotzinapa », a déclaré AMLO, « Pour que plus jamais les droits de l’homme ne soient violés dans notre pays. Pour que plus jamais les Mexicains, et surtout les parents, ne souffrent de la disparition de leurs enfants ». Le président mexicain qui a promis qu’il n’y aura pas d’« impunité pour les crimes commis », titre El Sol de Mexico.

Il s’agit des évènements qui se sont passés dans la nuit du 26 au 27 septembre 2014 : des étudiants de l'École normale rurale d'Ayotzinapa s'étaient emparés de cinq bus pour aller manifester à Mexico. Ils avaient été attaqués par des officiers de la police municipale d'Iguala, sur ordre du maire. Selon la version officielle, les policiers les auraient ensuite livrés au cartel des Guerreros Unidos, qui les auraient confondus avec un cartel rival et les auraient tués, avant d'incinérer leurs corps dans une décharge. Une version contestée par les familles de victimes qui disent avoir confiance dans l’enquête. Nous accepterons les résultats dès lors qu’il s’agira de preuves scientifiques, a expliqué leur porte-parole Felipe de la Cruz au journal Milenio.

Le Brésil supprime le ministère du Travail

Alors que la composition du gouvernement se précise (il comptera finalement 22 ministères et non 15 comme promis pendant la campagne présidentielle), le futur secrétaire général de Bolsonaro a annoncé la suppression du ministère du Travail. Il sera intégré dans trois ministères différents, ceux de la Justice, de l’Économie et de la Citoyenneté. Une décision jugée anticonstitutionnelle par l’actuel ministère du Travail qui l’a fait savoir dans un communiqué repris par le Diario du Pernambouco. Mais d’après Correio Braziliense l’opposition au démantèlement du ministère, rejeté aussi par les syndicats, ne sera pas assez forte pour faire vraiment pression sur le gouvernement.

Le Canada investit dans les programmes d’aides aux victimes de violence sexuelle

Le gouvernement canadien a débloqué 50 millions de dollars pour lutter contre les violences faites aux femmes. Une annonce faite par la ministre fédérale de la Condition féminine, Maryam Monsef. C’est à lire dans le journal La Presse. Parmi les personnes concernées au premier plan par ce programme d’aide, les femmes autochtones, les communautés LGBT ou encore les femmes vivant dans des communautés rurales. Selon la directrice du Réseau de soutien juridique de la Première Nation « Micmacs », les femmes et les filles autochtones sont trois fois plus susceptibles de subir des violences sexuelles que les autres Canadiennes.

Chronologie et chiffres clés