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Revue de presse Etats-Unis Brésil

Publié le • Modifié le

A la Une: le départ forcé du ministre de la Justice américain Jeff Sessions

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Jeff Sessions, le ministre de la Justice a été limogé par Donald Trump, le 7 novembre 2018. ©REUTERS/Kamil Krzaczynski

Le président américain Donald Trump a limogé mercredi 7 novembre 2018 Jeff Sessions. C’était sa première décision politique après les élections de mi-mandat qui ont renforcé la majorité républicaine au Sénat, mais fait basculer la Chambre des représentants dans le camp démocrate. Alors comment l’expliquer ? Pour le San Francisco Chronicle, le président a perdu la moitié du « mur républicain » sur lequel il pouvait compter pour le protéger d’une enquête du procureur spécial Robert Mueller concernant l’affaire des ingérences russes. Hier, Donald Trump, en se séparant de Jeff Sessions, déjà sur la sellette depuis qu'il s'était récusé de l’enquête – a commencé à se protéger lui-même. Le New York Times estime que le temps est compté pour le procureur Mueller car « il n’y a plus personne qui puisse le protéger ».

Donald Trump s’en prend à un journaliste de CNN

La vidéo de cette altercation survenue hier lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche fait le buzz sur les réseaux sociaux. Ce qui s’est passé est en effet inédit devant les caméras du monde entier, Donald Trump a qualifié le reporter de CNN Jim Acosta de « personne mal élevée et horrible ». Jim Acosta tentait lui poser des questions sur la « caravane » de migrants venant d’Amérique centrale.

Donald Trump, qui auparavant avait qualifié le résultat des élections de mi-mandat de « grande victoire », n’a pas voulu répondre aux questions du journaliste qui abordait aussi l’affaire des ingérences russes et qui insistait pour obtenir une réponse, en vain. Donald Trump lui faisait finalement retirer son micro. Cet incident est bien sûr à la Une du site de la chaîne CNN qui dans un communiqué a défendu son journaliste et la liberté de presse.

Et le journaliste s’est vu retirer son accréditation à la Maison Blanche. Une décision qualifiée d’inacceptable par la presse présidentielle américaine. Malheureusement, il fallait s’attendre à ce genre d’incident, écrit pour sa part le Washington Post, qualifiant l’attitude de Donald Trump d’autoritaire.

La « caravane de migrants » pourrait reprendre la route dans les jours qui viennent.

Environ 5 500 migrants partis à pied le 13 octobre du Honduras sont arrivés à Mexico. Un chiffre communiqué par la Commission des droits de l'homme mexicaine. Selon la présidente de cette commission Nashieli Ramirez, 86% de ces migrants sont Honduriens et les autres viennent du Guatemala, du Nicaragua, du Salvador, du Panama et du Costa Rica. L’objectif de cette caravane, rappelons-le, est d’atteindre la frontière américaine.

C’est à lire sur le site d’information mexicain Animal Politico. Le site publie un reportage sur l’accueil de ces migrants à Mexico dans un stade de la capitale. D’après un porte-parole de caravane, les migrants vont décider dans les jours qui viennent quand et comment ils comptent poursuivre leur route vers les Etats-Unis. « Il y en a qui préfèrent attendre un peu et d’autres qui souhaitent partir le plus rapidement possible  , explique Rodrigo Abeja qui lui, soutient plutôt la première option. «  l vaut mieux se reposer un peu et ensuite repartir ensemble comme une grande famille  ».

A Brasilia, la transition politique se prépare

L’équipe du président élu Jair Bolsonaro poursuit les préparatifs de la transition avant l’investiture prévue le 1er janvier 2019. Mercredi 7 novembre 2018, Jair Bolsonaro et le président sortant Michel Temer se sont prononcés pour une « transition en douceur ». La composition du cabinet se précise avec l’annonce que le futur ministère de l’Agriculture – qui intègre celui de l’Environnement – sera dirigé par Tereza Cristina, une députée proche de l’agro-industrie, écrit le journal Correio Braziliense. O Globo publie aujourd’hui une interview avec le célèbre chanteur et compositeur brésilien Gilberto Gil. Il est plus optimiste que son collègue et ami Caetano Veloso sur l’avenir du Brésil. Alors que Caetano Veloso, dans une tribune dans le New York Times, prédisait « des temps sombres » pour son pays avec l’arrivée de Jair Bolsonaro à la présidence brésilienne, Gilberto Gil lui estime que « La vague conservatrice ne vaincra pas ».

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