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Publié le • Modifié le

Trump écharpe un reporter de CNN et retire son accréditation à la Maison Blanche

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Le reporter de CNN Jim Acosta, engagé dans un échange houleux avec le président, avait refusé de rendre le micro à une employée de la Maison Blanche, la frôlant lors de cet échange. REUTERS/Jonathan Ernst

L’affaire du clash entre un journaliste de la chaîne d’information continue américaine CNN et le président américain lors d’une conférence de presse mercredi démontre encore une fois la mauvaise foi de la Maison Blanche. Accusé par Donald Trump devant un parterre de journalistes et face aux caméras du monde entier d’être « mal élevé » et « horrible », le journaliste Jim Acosta s’est vu retirer son accréditation à la Maison Blanche, un sésame très difficile à obtenir. Quelques heures après cet incident, la porte-parole de la Maison Blanche a expliqué sur les réseaux sociaux que ce journaliste avait posé sa main sur une jeune femme stagiaire qui essayait de lui reprendre le micro. « Un comportement absolument inacceptable », selon Sarah Sanders.


Les déclarations de Sarah Sanders sont accompagnées d’une vidéo qui avait été préalablement publiée sur un site d’Alex Jones, un personnage interdit sur les réseaux sociaux, considéré comme complotiste et ultraconservateur.

« C’est un mensonge », n’a pas tardé à réagir Jim Acosta après la publication de la vidéo et les commentaires de la porte-parole de la Maison Blanche.

Si les images sont bien réelles, le clip diffusé sur les réseaux sociaux est le fruit d’un montage. La main du journaliste incriminé reste longtemps sur le bras de la jeune stagiaire qui essaye de lui retirer le micro.

Une scène qui semble longue, mais qui en réalité n’a duré qu’une poignée de seconde. Mais le montage et le ralenti présenté dans cette vidéo laissent penser le contraire.

« La porte-parole a menti. Elle a fourni des accusations fausses et cité un évènement qui ne s’est jamais passé », affirme pour sa part la direction de CNN dans un communiqué.

Jim Acosta, journaliste chevronné, avait auparavant posé des questions au président sur l’immigration et la fameuse caravane des migrants qui représente une menace pour l’Amérique selon Donald Trump. Ce qui a engendré une réaction sans précédent du président.

« Une violence verbale » dénoncée ce jeudi par la Fédération internationale des journalistes qui représente 600 000 journalistes de 134 pays. Une situation inacceptable qui représente un nouvel échelon dans la guerre contre les médias à laquelle se livre Donald Trump depuis le début de son mandat.

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