rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti

Equateur

Publié le • Modifié le

L'ex-président équatorien Correa aurait demandé l'asile en Belgique

media
L'ancien président de l'Equateur, Rafael Correa, en septembre 2017 à Bogota lors d'un entretien accordé à l'AFP. Raul ARBOLEDA / AFP

Soupçonné d’avoir commandité une tentative d’enlèvement en 2012 contre l’ancien député d’opposition Fernando Balda, l’ex-président Rafael Correa refuse de rentrer en Equateur où la justice vient de le sommer de rentrer pour y être jugé. Il vit actuellement en Belgique, pays d’origine de sa femme. Jeudi soir, des versions contradictoires circulaient quant à une possible demande d’asile à la Belgique.


La situation judiciaire de l'ancien président Rafael Correa se complique. Ce mercredi 7 novembre, la juge Daniella Camacho a ordonné que tous ses comptes bancaires soient gelés, rapporte notre correspondant à Quito, Eric Samson. Elle continue de demander à Interpol l’arrestation de Correa. Résidant depuis l’an dernier en Belgique, ce dernier doit être jugé pour tentative d’enlèvement. Il est passible de 5 à 7 ans de prison.

Avec lui, doivent être jugés Pablo Romero, ex-responsable de l’Agence nationale de renseignement et deux policiers ayant participé à la tentative d’enlèvement à Bogota d’un ancien député d’opposition Fernando Balda, rapidement frustrée par la Police colombienne.

Rafael Correa affirme être innocent. Il se dit victime de « persécution politique » de la part du président actuel Lenin Moreno, pourtant son ancien allié. Ce jeudi, des informations contradictoires ont circulé à Quito. Après que l’AFP a indiqué que l’ancien président avait déposé en juin dernier une demande d’asile auprès du Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides à Bruxelles, Rafael Correa a démenti la nouvelle.

« Je ne peux ni confirmer ni infirmer cette information, a-t-il affirmé à la correspondante de RFI Esther Herrera. Je confirme seulement qu'en vertu de notre droit, nous utiliserons toutes les voies juridiques pour nous défendre de cette persécution judiciaire et politique brutale. Par ailleurs, en vertu des traités internationaux, si un pays, et a fortiori un pays développé, un pays européen accorde l'asile politique, c'est parce qu'il considère que vous êtes victime d'une persécution politique. L'ordre constitutionnel n'a plus cours en Equateur. La Cour constitutionnelle a été mise hors-jeu. Le pouvoir a mis la main sur la justice de manière illégale et anticonstitutionnelle. Ils ont placé leurs amis et ils ont nommé un procureur ad hoc, dont le poste n'existait pas, qui a reçu pour instruction de lancer des poursuites contre moi. Nous sommes face à une dictature... »