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Chili Haïti Migrations Internationales Immigration

Publié le • Modifié le

[Reportage] Chili: premier avion du retour volontaire pour les Haïtiens

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Le ministre de l'Intérieur Andrés Chadwick au palais présidentiel à Santiago (photo d'archives). REUTERS/Ivan Alvarado

Un avion de l'armée de l'air chilienne a décollé mercredi 7 novembre en direction d'Haïti, avec 175 personnes à bord. C'est le premier voyage réalisé dans le cadre d'un plan de retour volontaire lancé le mois dernier par le gouvernement chilien. Un plan destiné en priorité aux immigrés haïtiens. L'an dernier près de 100 000 d'entre eux se sont installés dans le pays à la recherche d'une vie meilleure. Mais depuis avril, le nouveau gouvernement de droite a pris une série de mesures administratives pour encadrer davantage l'immigration, notamment depuis Haïti. Ce plan de retour volontaire doit, lui, permettre aux personnes les plus en difficulté de rentrer chez elles si elles le souhaitent.


Avec notre correspondante à Santiago,  Justine Fontaine

A l'aéroport militaire de Santiago, le ministre de l'Intérieur Andrés Chadwick en personne vient saluer les premiers candidats au départ. Il serre la main des passagers, devant les caméras de télévision : « Comment ça va ? Bonjour. Enchanté. Je vous souhaite un bon voyage, bon vol », dit-il.

Dans la fille d'attente, Ivenson, 22 ans, explique qu'un ami lui avait promis qu'il trouverait facilement du travail au Chili. Mais après deux ans passés ici, il ressent un profond sentiment d'échec et de déception : « Moi, je veux seulement rentrer dans mon pays pour essayer d’avoir d’autres projets et voir comment je peux avancer dans la vie. »

Un peu plus de 1 000 personnes se sont inscrites pour l'instant. Des personnes qui n'ont pas trouvé de travail stable, indispensable pour régulariser leur situation.

Toutes ont dû s'engager à ne pas revenir pendant au moins 9 ans. Le ministre de l'Intérieur, Andrés Chadwick, explique pourquoi cette condition a été imposée par le gouvernement : « Parce qu'il ne s'agit pas d'une agence de voyages et parce que c'est 10 ans dans le cas d'une expulsion », dit-il.

Pour les associations de migrants, il s'agit surtout d'une opération de communication. Et elles soulignent qu'il est bien plus difficile pour les Haïtiens d'obtenir des papiers au Chili que de participer à ce plan de retour volontaire.

(Re) lire : Le Chili face à de nouvelles vagues migratoires

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