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Revue de presse Etats-Unis Canada Salvador

Publié le • Modifié le

A la Une: Nikki Haley, retour en 2024?

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l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley annonce sa démission dans le bureau oval de la Maison Blanche à Washington, le 9 octobre 2018. ©REUTERS/Jonathan Ernst

« Près de trois douzaines de fonctionnaires de l'administration ont quitté ou ont été contraints de quitter des postes clés depuis que le président Donald Trump a prêté serment. Mais peu d'entre eux, s'il y en a, nous manqueront autant que Nikki Haley », écrit le Post and Courrier, après la démission surprise de l’ambassadrice américaine à l’ONU mardi. Le journal de Caroline du Sud revient sur la carrière et les résultats de celle qui quittera son poste à la fin de l’année. Elle était « un contrepoids bienvenu à son célèbre patron imprévisible et capricieux », note le journal, qui espère que Donald Trump choisira « un modéré impartial dans la veine de Mme Haley plutôt qu'un personnage plus polarisant comme le conseiller en matière de sécurité nationale John Bolton ».

Toute la presse se demande ce que prépare Nikki Haley, car les motifs qu’elle a avancés pour son départ sont très vagues (prendre du temps pour elle et s'occuper de ses enfants qui sont pourtant à l'Université). Certains suggèrent qu'elle a été évincée par l'administration pour ses opinions modérées, d'autres qu'elle cherche un emploi plus lucratif pour rembourser des dettes en souffrance. Pour Foreign Policy, « Nikki Haley va revenir ». « Elle est la seule fonctionnaire à être sortie de l'administration Trump plus forte que jamais ». Le journal américain pense à la présidentielle de 2024. « Ce qui lui manque pour se présenter (...), c'est la richesse personnelle dont de nombreux candidats du parti bénéficient. Elle a maintenant tout le temps de cocher cette case, aussi ». Pour le Washington Post, même si elle n'est pas candidate en 2020, cette démission de Nikki Haley « souligne les complications potentielles que la nouvelle star républicaine pourrait causer au président avec sa propre marque, soigneusement conçue ».

Où est Jamal Khashoggi ?

Le Washington Post, qui demande toujours justice pour son collaborateur saoudien. Le journaliste Jamal Khashoggi, connu pour ses critiques de Riyad, a disparu, il y a tout juste une semaine, après une visite à l'ambassade saoudienne d'Istanbul. Sa fiancée, qui vit sous protection depuis, témoigne ce mardi. Elle est la seule témoin de la disparition ; elle avait accompagné le journaliste devant le bâtiment mais ne l'a jamais vu en ressortir. Dans une tribune, Hatice Cengiz implore le président Trump et la première dame d'aider à faire la lumière sur cette disparition.

Le Washington Post soutient, vidéo à l’appui, qu'une équipe de 15 personnes est arrivée peu auparavant dans l'ambassade et a attendu le journaliste. « La clé, explique le journal, pourrait être les vidéos des caméras de surveillance des rues adjacentes au consulat. Au moins six caméras en circuit fermé sont placées à proximité de l'entrée ». Dans son édito, le Washington Post veut démontrer que cette affaire reflète « l'influence du président Trump, qui a encouragé le prince héritier saoudien à croire - à tort, le journal en est convaincu - que même ses entreprises les plus illégales auront le soutien des États-Unis ».

Le Salvador en attente de la canonisation

On quitte les États-Unis un instant pour le Salvador. Le pays se prépare à la canonisation, dimanche, de l'archevêque Oscar Romero, assassiné en pleine messe en 1980. Prensa Grafica consacre à cette actualité un dossier spécial. « Près de 7000 Salvadoriens ont fait le voyage jusqu'à Rome pour assister » à la canonisation de leur premier Saint. Le journal explique que des veillées sont organisées dans chaque paroisse du pays et que dimanche, à 2h du matin, l'évènement sera retransmis sur écran géant devant la Cathédrale de San Salvador. En parallèle, ce mercredi, une marche doit avoir lieu dans la capitale et s’achever devant le Palais de Justice, pour demander justice pour Mgr Romero, presque 38 ans après le meurtre.

« Ottawa largue Michaëlle Jean »

Au Canada, le Premier ministre Justin Trudeau lâche Michaëlle Jean. Le Canada et le Québec ne soutiennent plus sa candidature à la direction de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). « Ottawa largue Michaëlle Jean », écrit Le Devoir, accompagnant ce papier d'une caricature de l'actuelle secrétaire générale de l'OIF, chutant de son fauteuil. Le journal canadien dit avoir appris la nouvelle à l'équipe de l'intéressée.

La Canadienne d'origine haïtienne est candidate à sa succession. Mais « Justin Trudeau et [le Premier ministre québécois élu] François Legault l’ont tous deux laissée tomber pour appuyer plutôt la candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo », poursuit le journal. En guise d'explication, les deux dirigeants expliquent se rallier au « consensus » des pays africains et de la France, « plutôt que de résister et de courir le risque de froisser des alliés ». Pour le Globe and Mail, « ce changement brusque est survenu après que des représentants canadiens déjà en Arménie [pour le sommet de l'OIF] ont reconnu que Mme Jean n'avait aucune chance de gagner ».

Emprunter une cravate dans une bibliothèque

Un mot, maintenant, de cette initiative futée d'une bibliothécaire new-yorkaise, rapportée par le New York Times. Vous êtes jeune, vous cherchez un premier emploi, mais problème : vous n'avez pas beaucoup d'argent et vous n'avez pas la cravate ou l'attaché-case qui permettrait de faire illusion le jour de votre entretien d'embauche. Une bibliothèque du nord-ouest de Manhattan vous propose d’emprunter tout cela pendant 3 semaines – comme un livre – avec la même carte de bibliothèque. Un programme pilote qui, explique le journal, a permis à plusieurs jeunes actifs d'avoir davantage confiance en eux le jour de l'entretien.

L’histoire du jour : une mère très embarrassante

L’histoire du jour nous vient aussi des États-Unis. Une mère de famille a trouvé bon d'utiliser la photo de son fils sur Twitter pour critiquer le mouvement #Metoo. Une bonne partie de la presse américaine a repris l'info. Slate, par exemple, qui parle de « saga des réseaux sociaux sous la forme d'une pièce en trois actes ». Il y a d’abord, « ce message Twitter politisé d'une mère à propos de son fils, accompagné d’une photo de lui assez ridicule ». Dans son message, la maman juge que la vie amoureuse de son fils, jugée morose, s'explique par le « climat actuel de fausses accusations d'agressions sexuelles ». Elle emploie alors le hashtag #HimToo. Immédiatement, poursuit Slate, son message devient viral sur les réseaux sociaux et inspire « une vague de parodies ».

Troisième acte : le vrai fils finit par prendre la parole. Dans son message, il explique avec beaucoup d'humour qu'il n'a rien à voir là-dedans. « Parfois, explique-t-il, les gens qu'on aime font des choses qui nous blessent sans s'en rendre compte ». Il prévient qu'il ne soutient absolument pas le message de sa mère. Une mère à qui, nous apprend le New York Times, il n'a plus parlé depuis qu'elle a publié ce post…

Chronologie et chiffres clés