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Revue de presse Brésil

Publié le • Modifié le

A la Une: un vent «bolsonariste» souffle sur le Brésil

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Des partisans de Jair Bolsonaro, à l'annonce des résultats du premier tour de l'élection présidentiel au Brésil, le 7 octobre 2018 à Brasilia. REUTERS/Adriano Machado

La presse brésilienne revient longuement sur le passage au second tour du candidat à la présidentielle Jair Bolsonaro, loin devant ses concurrents. Cette vague non pas « conservatrice » mais bien « bolsonariste », écrit O Globo, est la combinaison d'un mouvement anti-Parti des Travailleurs (PT) et d'un rejet des partis traditionnels. Le grand journal de Rio rappelle qu’il s’agit de la première élection depuis « le scandale Lava Jato ».

La presse s'étonne surtout du score obtenu par Jair Bolsonaro. Pour la revue Veja, il est « la figure la plus influente de la scène politique depuis Lula ». Le journal Extra rappelle que son Parti social libéral n'avait qu'un seul député en 2014 ; dimanche, 50 ont été élus à l'Assemblée, faisant du parti d’extrême droite la deuxième force politique derrière le PT.

Le Nordeste, une région à part

Le PT a en revanche remporté 49% des suffrages dans le Nordeste, remarque Folha de São Paulo. Le journal rapporte que cette région fait depuis l'objet de nombreuses moqueries sur les réseaux sociaux ; sur une carte du Brésil, le Nordeste est redessiné en Cuba ou Venezuela. Correio Braziliense note aussi l’existence du hashtag #FicaTemer, en référence à l'actuel président, pourtant massivement rejeté par la population. Il apparaît aujourd'hui un choix plus raisonnable que les deux candidats qui polarisent l'opinion brésilienne…

Les résultats de ces élections font la Une ailleurs sur le continent américain, de New York à Santiago, affichant la même image de supporters de Jair Bolsonaro en liesse. Le Brésil « entre deux extrêmes », titre El Espectador qui insiste : « Bolsonaro comme Haddad ont 20 jours pour (...) conquérir de nouveaux électeurs. Une tâche difficile, car ils sont aussi les candidats avec le plus fort taux de rejet ».

El Tiempo écrit que « bien que Bolsonaro n'ait pas gagné au premier tour, ses alliés de l'extrême droite ont obtenu de grandes victoires au niveau des Etats ». Le journal note aussi l'influence des évangélistes dans la campagne, « qui représentent près d'un tiers de la population brésilienne ». La Republica écrit pour sa part que « cette polarisation inédite n'a pas permis de renforcer une option centriste ». Pour le journal péruvien, les codes de la politique brésilienne ne sont que l'héritage des 12 ans de l'ère Lula. « Les Brésiliens semblent plus disposés à voter pour le passé que pour l'avenir ».

Haïti est-elle suffisamment préparée aux séismes ?

Au moins douze personnes ont été tuées et 188 blessées dans le nord-ouest d'Haïti, secoué samedi soir par un séisme d'une magnitude de 5,9. Pour le Miami Herald, cela « souligne la vulnérabilité d'Haïti à l'activité sismique et aux dévastations qu'un tremblement de terre de plus grande ampleur pourrait occasionner ». Un géologue insiste: il faut évaluer la résistance des « bâtiments les plus anciens et des bâtiments publics comme les postes de police et les hôpitaux ».

« Cela coûtera de l'argent, convient-il, et cela prendra du temps, mais nous devons commencer afin de minimiser les dégâts avant le prochain grand tremblement de terre ». Le Miami Herald rappelle que « le Parlement haïtien n'a toujours pas transformé en loi un code national du bâtiment datant de 2012 ». Des experts déplorent aussi que « la première réaction de nombreuses personnes ait été de courir, plutôt que de s'abriter sous une table », ce qui prouve, selon eux, qu'Haïti n'a pas suffisamment fait pour préparer sa population.

Le Washington Post demande des réponses sur son collaborateur disparu

Le Washington Post réclame la vérité sur le sort d'un de ses collaborateurs, le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, disparu depuis près d'une semaine. Selon la Turquie, il aurait été assassiné dans l'ambassade saoudienne d'Istanbul, « ce qui serait sans précédent », commente le quotidien. Il exige des réponses de Riyad et d'Ankara, et un engagement plus fort de Washington.

Mais quelle mouche a donc piqué Taylor Swift ?

USA Today revient pour sa part sur l'info « people » et politique du week-end: Taylor Swift sort de sa traditionnelle réserve et soutient ouvertement, pour la première fois, les candidats démocrates de son Etat d'origine, le Tennessee. Habituellement, remarque le quotidien, « ses fans en savent beaucoup sur ses chats ou ses ex-petits copains. Mais jusqu'ici, elle n'avait pas dit grand-chose sur le plan politique ».

La star de la pop explique pourquoi dans une très longue publication sur Instagram – elle a 112 millions d'abonnés – elle explique pourquoi. En moins de 24h, son message a récolté plus de 1,3 million de « j'aime ». Une prise de risque, pour une chanteuse qui plaît surtout à la jeunesse blanche américaine.

Aux Etats-Unis, l'affaire Kavanaugh a transformé les débats

A un mois des élections de mi-mandat, le New York Times explique à quel point l'affaire Kavanaugh - le juge confirmé à la Cour suprême ce week-end - a « transformé le débat politique en quelques semaines à peine ». Le journal parle de « nationalisation » des débats et prend l'exemple d'un village du Dakota du Nord.

Cette « terre agricole éloignée de Washington » est, elle aussi, « marquée par les divisions partisanes » à ce sujet. Pour le Boston Globe, il faut désormais s'attendre à « un référendum sur Kavanaugh, sur ses accusateurs et sur le mouvement #metoo ».

Chronologie et chiffres clés