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Brésil

Publié le • Modifié le

Présidentielle au Brésil: place à la bataille pour convaincre les indécis

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Arrivé deuxième au premier tour de la présidentielle, Fernando Haddad (PT) va avoir fort à faire pour rattraper son retard sur Jair Bolsonaro. REUTERS/Rodolfo Buhrer

Au Brésil, au lendemain d’une victoire historique de l’extrême droite Jair Bolsonaro contre le Parti des travailleurs de Fernando Haddad au premier tour de l'élection présidentielle, l'heure de la bataille pour convaincre les indécis a sonné.


Les candidats éliminés au premier tour commencent déjà à faire des alliances.
Ciro Gomes, le candidat du centre-gauche arrivé troisième avec 12,5 % des voix, s’est publiquement rallié à Fernando Haddad (29 %). Mais son électorat semble plus divisé entre le candidat du PT et celui d'extrême droite Jair Bolsonaro.

Geraldo Alckmin, le candidat de la droite traditionnelle, ne s’est quant à lui pas encore exprimé, mais il est probable qu'il se déclare neutre et que son parti libère les voix. L’actuel maire de São Paulo par exemple a déjà déclaré soutenir le candidat d’extrême droite, rapporte notre correspondante à Rio de Janeiro, Sarah Cozzolino.

Les deux vainqueurs du premier tour devront également prendre en compte le taux d’abstention, le plus élevé de ces 16 dernières années. Un Brésilien sur cinq n’a pas voté ce dimanche alors que le vote est obligatoire. L’amende, certes symbolique d’environ un euro, n'a pas suffi à les convaincre. Pour certains, choisir entre l’extrême droite et le Parti des travailleurs revient à choisir entre la peste et le choléra.

Les indécis pourraient aussi basculer avec les débats qui seront organisés pendant cet entre-deux-tours. Des débats qui pourraient desservir Jair Bolsonaro qui, après son agression au couteau, a bénéficié d’un certain répit. Mais face à Fernando Haddad, dont les propos sont plus mesurés, son manque de propositions concrètes sera peut-être plus flagrant aux yeux des Brésiliens. Dans cette campagne où la passion l’emporte sur la raison, difficile de savoir quels programmes guideront les électeurs.

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