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Publié le • Modifié le

Au Conseil de sécurité, Trump attaque l’Iran, Macron s’en prend à Moscou

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Le Conseil de sécurité de l'ONU lors de la réunion spéciale presidée par Donald Trump, le 26 septembre 2018 à New York. REUTERS/Eduardo Munoz

La lutte contre la prolifération d’armes nucléaires, chimiques et biologiques était le thème d’une réunion spéciale du Conseil de sécurité de l’ONU mercredi 26 septembre, à l’initiative des États-Unis et sous la présidence de Donald Trump lui-même.


Avec notre envoyé spécial à New York, Nicolas Falez

Comme le veut la tradition, c’est par un coup de marteau que Donald Trump a symboliquement marqué le début de la séance qu’il présidait. Et il a enfoncé le clou sur l’Iran. Comme la veille devant l’Assemblée générale, le président américain a accusé Téhéran de tous les maux du Moyen-Orient et il a adressé une mise en garde à ceux qui ne respecteraient pas les sanctions américaines.

« Tout individu ou entité qui ne respecterait pas ces sanctions devra en assumer les graves conséquences, a prévenu le président américain. Je demande à tous les membres du Conseil de sécurité de travailler avec les Etats-Unis pour s’assurer que le régime iranien change d’attitude et n’obtienne jamais la bombe atomique. »

L'exercice onusien de Donald Trump a montré ses limites puisque les autres membres – permanents ou non – du Conseil de sécurité ont surtout exprimé leur soutien à l'accord nucléaire de 2015 que les Etats-Unis ont quitté.

La réunion a aussi de nouveau montré la différence de traitement réservé par Donald Trump à la Corée du Nord, qui contrairement à l'Iran possède la bombe atomique et a quitté le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. « Je pense que nous allons conclure un accord », a fièrement déclaré le président américain.

La question des armes chimiques a également été évoquée alors que les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont frappé des cibles syriennes au printemps dernier, accusant le régime de Bachar el-Assad d'avoir mené de nouvelles attaques au gaz.

Emmanuel Macron a répondu à Donald Trump en affirmant sa différence sur le dossier du nucléaire iranien. Comme la veille, il a également affiché sa prudence sur le processus en cours entre Washington et la Corée du Nord, mais a aussi évoqué d’autres menaces. Comme celle des armes chimiques, en montrant du doigt la Syrie, alors que Washington, Paris et Londres ont frappé des cibles syriennes au printemps dernier, accusant le régime de Bachar el-Assad d'avoir mené de nouvelles attaques au gaz.

Et aussi la Russie. « Cette année, c’est sur le territoire du Royaume-Uni, et donc de l’Union européenne, qu’un autre agent neurotoxique a été employé, tuant une personne et en blessant quatre autres », a lancé le chef de l'Etat en français, faisaint ainsi allusion à l'affaire Skripal, du nom de l'ex-espion russe empoisonné à Salisbury en mars dernier. « La France rappelle ici qu’elle partage l’analyse britannique selon laquelle il n’y a pas d’autre explication plausible que celle de la responsabilité de la Russie, et appelle cette dernière à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser cette menace », a déclaré Emmanuel Macron.

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