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Publié le • Modifié le

Etats-Unis: New York entre en guerre contre les applis type Airbnb et Uber

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Une voiture avec le logo Uber dans Times Square à New York. le 27 juillet 2018. REUTERS/Mike Segar

Les applications et site web type Airbnb et Uber sont dans le viseur de New York. En moins d’une semaine, le maire Bill de Blasio a pris deux mesures qui vont limiter très fortement les activités de ces entreprises de l’internet qui avaient profondément contribué à bouleverser le marché de l’hôtellerie et des taxis à Manhattan.


De notre correspondante à New York,

L’impact de ces deux décisions va être à la hauteur des millions que ces entreprises de la Silicon Valley ont dépensé depuis plusieurs mois dans des campagnes de lobbying pour convaincre le maire de Blasio de ne pas voter ces deux mesures. Pour résumer ce que cela représente : la ville de NYC interdit désormais les locations de moins de 30 jours quand le propriétaire n’est pas présent dans les murs. C’est une très grande majorité des annonces Airbnb à Manhattan et cela pourrait réduire de moitié les offres locatives. Evidemment, les professionnels de l’hôtellerie se réjouissent dans une ville qui est l’une des plus touristiques au monde. Mais du côté des New yorkais ordinaires qui s’assuraient un petit revenu complémentaire, c’est une très mauvaise nouvelle.

En ce qui concerne Uber, le maire a gelé pour un an l’obtention de nouveaux permis. Pour les fameux taxis jaunes, qui pour certains avaient perdu 60 % de leur chiffres d’affaires avec l’arrivée d’Uber en 2011, c’est un immense soulagement.

Effet de contagion ?

New York se permet de réguler ces plateformes internet car aux Etats Unis, les villes ont un pouvoir législatif et politique plus important. Elles ont ainsi vraiment émergé comme un pouvoir régulateur face à cette économie de plateforme que sont Airbnb ou Uber et qui a fait beaucoup de mal aux économies locales.

Aujourd’hui, certains soupçonnent la mairie de New York d’avoir pris une mesure biaisée car l’industrie des taxis jaunes, tellement associés à l’image de marque de NY, ainsi que le secteur de l’hôtellerie, ont été deux gros contributeurs à la campagne du maire de Blasio. Difficile de ne pas y voir une relation. Mais NYC n’est pas la seule ville à avoir pris des mesures aussi drastiques pour mieux réguler cette économie. Vancouver, San Francisco, ou Barcelone l’avaient déjà fait. New York, de par son statut de ville précurseuse, fait tout de même trembler les géants de la Silicon Valley qui craignent un effet de contagion à d’autres villes du monde.

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