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Nicaragua

Publié le • Modifié le

Nicaragua: l'OEA condamne la répression, l'opposition appelle à une journée d'action

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Nicaragua: à Masaya, bastion de l'opposition, le 11 juillet. Le président Ortega a annoncé qu'une marche commémorative de la révolution sandiniste s'y tiendrait vendredi 13 juillet. REUTERS/Oswaldo Rivas

Mis à part le Venezuela, tous les membres de l’Organisation des Etats Américains (OEA) ont condamné mardi 10 juillet la violence exercée par le gouvernement nicaraguayen contre la population et les manifestants qui, depuis trois mois, s’opposent au président Daniel Ortega, dont ils exigent la démission. Des violences qui ont fait plus de 260 victimes, alors que ce jeudi l'opposition appelle à une nouvelle manifestation.


Avec notre correspondant à Mexico, Patrick-John Buffe

Depuis le début de la crise, la violence a fait 264 morts et plus de 1’800 blessés. Ce sont là les chiffres que la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme a présenté aux membres de l’Organisation des Etats Américains. En plus, la CIDH a dénoncé de nouvelles formes de répression, un usage excessif de la force, des exécutions extrajudiciaires, ainsi que des détentions massives et arbitraires.

Ce rapport accablant a bien entendu été rejeté par gouvernement du Nicaragua qui a offert sa propre version des faits : les Nicaraguayens seraient victimes d’attaques terroristes provenant de groupes politiques liés au crime organisé. Et cela dans le but renverser par un coup d’Etat le président Ortega.

Manifestation ce jeudi et grève générale vendredi

Dans ces conditions, il est difficile d’entrevoir une issue au conflit. D’autant plus que ces prochains jours, le Nicaragua va vivre sous haute tension et pourrait connaître une nouvelle flambée de violence. En effet, les opposants ont décidé d’augmenter la pression sur le gouvernement en organisant une grande manifestation ce jeudi 12 juillet. Et ils ont appelé à une grève générale vendredi, le jour même où le président Ortega et ses partisans participeront à une marche commémorative de la révolution sandiniste. Une marche qui les conduira à Masaya, une ville en rébellion qui a déjà été violemment réprimée.

Nous avons observé la présence d'armes comme des lance-roquettes RPG7 ou des fusils de précision Dragunov, qui sont des armes que seule l’armée utilise normalement. Nous avons également observé le comportement de certains groupes paramilitaires qui ont visiblement reçu un entrainement militaire. Et, troisièmement, nous suspectons que des terrains appartenant à des militaires et d’anciens militaires, aient servi à la détention illégale de personnes. Et aussi au regroupement de troupes ou de forces policières et paramilitaires. C’est exactement ce qui s'est passé dans le département de Carazo où le commandant en chef des armées, le général Aviles, a beaucoup de pouvoir.
Ana Quirós, militante des droits de l'homme et membre du Mouvement autonome de femmes (MAM), met en cause l'implication des militaires et para-militaires dans la répression aux opposants 12/07/2018 - par Alejo Schapire Écouter