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Luiz Inacio Lula da Silva Brésil Réseaux sociaux Facebook

Publié le • Modifié le

Brésil: Les élections en tête, Facebook et Google s’attaquent aux «fake news»

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Le candidat ultraconservateur Jair Bolsonaro, lors d'un débat à Brasilia, le 4 juillet 2018. Des groupes d'extrême-droite le soutenant ont accusé Facebook de «censure» suite aux mesures anti-fausses nouvelles annoncées par le réseau. REUTERS/Adriano Machado

À quelques mois de l'élection présidentielle au Brésil, en novembre 2018, la manipulation des électeurs via les réseaux sociaux inquiète. Facebook a dû s’engager à révéler les candidats et partis politiques qui le rémunèrent pour avoir une meilleure diffusion de leurs contenus sur le réseau social ainsi que sur Instagram durant la campagne électorale. Le tout pour éviter les dérives de la dernière présidentielle aux États-Unis.


de notre correspondant à Rio de Janeiro,

La crainte est de voir opérer au Brésil les dérives de la dernière présidentielle aux États-Unis avec des électeurs sous influence de publicités ciblées. Après une période de tests de cette nouvelle fonctionnalité aux États-Unis, le Brésil sera le deuxième pays à en bénéficier. Elle a été mise en place par Facebook, suite aux multiples controverses.

Contre les fake news, Facebook et Google signent un accord avec le Tribunal supérieur électoral

Facebook et Google ont ainsi signé le 28 juin un accord de coopération avec le Tribunal supérieur électoral - chargé de surveiller le bon déroulement des scrutins - en s’engageant contre la dissémination de fake news durant les prochaines élections. Cette initiative vise à « combattre la désinformation ».

La crainte est telle que le président du Tribunal a prévenu que si ces fake news avaient un impact décisif sur les résultats, cela pourrait entraîner l'annulation de certains scrutins lors de ces élections générales, où se joueront la présidentielle, mais aussi les législatives et l’élection des gouverneurs. Plusieurs groupes d'extrême-droite ont accusé Facebook de « censure » et de limiter la liberté d’expression. Représentée par le candidat ultraconservateur Jair Bolsonaro, l’extrême-droite est en embuscade, à trois mois de l'élection présidentielle.

Le contexte politique brésilien est très propice aux fake news

Plusieurs évènements ont été sujets à l’apparition des fausses nouvelles virales au Brésil récemment. En mars dernier, une élue de Rio de Janeiro, Marielle Franco, a été abattue. Son assassinat a choqué tout le pays et provoqué des manifestations très importantes. Mais en parallèle, un flot de fausses nouvelles est venu salir l'image de cette militante engagée contre le racisme et la violence policière.

Une vingtaine de grands médias brésiliens ont donc décidé de s’unir pour lutter contre les fake news, en vérifiant les rumeurs et les informations diffusées en ligne. Un projet collaboratif, baptisé Comprova [« vérifier », en français], qui sera lancé début août 2018, à deux mois de l’élection présidentielle.

L’issue de celle-ci est aujourd’hui très incertaine. Le favori des intentions de vote, l’ancien président Lula, est en prison suite à une condamnation pour corruption. Il est talonné par le candidat de l’extrême droite. Soit un scénario propice aux fausses informations.

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