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Donald Trump Otan Haïti Immigration Revue de presse

Publié le • Modifié le

A la Une: Donald Trump attaque ses alliés de l’Otan

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Les chefs d'État des pays membres de l'OTAN sont réunis à Bruxelles. Tatyana ZENKOVICH / POOL / AFP

Donald Trump qui envoie « une salve à ses alliés de l’Alliance atlantique », c’est le titre du Washington Post. Le journal américain s’étonne des propos du président tenus ce matin à Bruxelles. Le locataire de la Maison-Blanche s’en est pris frontalement à l’Allemagne, l’accusant d’être « prisonnière » de la Russie pour ses approvisionnements en énergie. « C’est du jamais vu dans l’histoire de l’OTAN », commente le Washington Post. Décidément, poursuit le journal, le président américain a choisi d’attaquer ses alliés plutôt que ses adversaires comme la Russie.

Le quotidien rappelle que lors d’un récent discours dans le Montana, Donald Trump se plaignait de l’Union européenne qui serait en train de « tuer » les Américains à travers le commerce et l’OTAN. Et d’ajouter que le président russe lui, en revanche, serait une personne bien. Commentaire du Washington Post : avec Donald Trump on est habitués au fait que des bons deviennent des méchants et vice-versa.

Même la télévision d’État russe semble se moquer de Donald Trump. C’est ce qu’écrit le site d’information Mother Jones. D’après le président américain, la rencontre avec son homologue russe pourrait être le plus « facile » des entretiens prévus en Europe. Des propos qu’une émission de la télévision russe a tournés en dérision. « Il a perdu le bon sens », a commenté la présentatrice, en plaisantant sur le fait que Donald Trump pourrait peut-être offrir l’Ukraine à Vladimir Poutine.

 

Haïti : « le président doit se réinventer »

Alors que les Haïtiens tentent de retrouver la normalité après les violences de ce week-end, la presse revient sur cet épisode et épingle la responsabilité du gouvernement. « Enfermé dans sa bulle, dans ses obsessions, le président Jovenel Moïse est le seul à n’avoir pas vu venir les évènements de ce week-end », écrit Le Nouvelliste. « Ou pire, il n’en a fait qu’à sa tête et ignoré les multiples mises en garde sur les réseaux sociaux et à la radio contre l’élimination de la subvention des produits pétroliers pour plaire au FMI ».

Un avis partagé par le Miami Herald. Le gouvernement haïtien, écrit le journal de Floride, savait très bien qu’une augmentation des prix des carburants serait très impopulaire. Mais il l’a quand même annoncée. En fait les autorités ont oublié que la politique n’est pas ce qu’on pense, mais ce qu’on fait. Ces propos sont du sénateur Patrice Dumont qui estime que le président n’a pas réussi à améliorer les conditions de vie dans le pays. Jovenel Moïse « confronté à la plus grave crise de son quinquennat ». C’est du moins l’avis du Nouvelliste. Il est important que le président se remette en question, poursuit le journal, en concluant que le président a le choix entre se réinventer ou perdre le pouvoir avant la fin de son quinquennat.

Lutte contre les assassinats des militants de droits de l’homme

Le gouvernement colombien a présenté un plan pour combattre les crimes contre les dirigeants d’associations et de syndicats. C’est à lire dans El Tiempo. D’après le journal, la mesure phare de ce plan est la mise en place de récompenses financières pour toute information qui permettra de retrouver les auteurs des crimes. Le quotidien rappelle que 33 responsables de la société civile ont été assassinés en 2018. Les autorités souhaitent aussi renforcer la sécurité dans les régions les plus concernées par les violences. « Vous n’êtes pas seuls », a résumé le président Juan Manuel Santos en s’adressant directement au dirigeant de syndicats et d’organisations des droits de l’homme.

La politique européenne d’immigration vue du Brésil

L’hebdomadaire CartaCapital relève ce qui est selon lui une contradiction dans l’attitude à l’égard des migrants. Alors que l’Europe refuse de plus en plus d’accueillir des étrangers, elle célèbre les buts marqués par les fils d’immigrants durant la Coupe du Monde. Carta Capital prend l’exemple de l’équipe belge. Si le pays avait adopté son actuelle politique d’immigration dans les années 80 ou 90, aucun Lukaku, Chadli ou Fellaini n’aurait joué dans l’équipe nationale. Et ce sont surtout les joueurs d’origine étrangère qui ont marqué les buts, rappelle CartaCapital. Cela vaut également pour l’Allemagne ou la France. Le pire c’est l’Angleterre, écrit CartaCapital, l’Angleterre qui a l’équipe la plus « afro » de son histoire avec 11 joueurs d’origine africaine ou caribéenne et qui ferme ses portes aux nouveaux immigrants.

Chronologie et chiffres clés