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Nicaragua Daniel Ortega

Publié le • Modifié le

Nicaragua: des membres de l'Eglise catholique agressés à Diriamba

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Le cardinal Leopoldo Brenes, archevêque de Managua et l'évêque auxiliaire de Managua, Silvio Baez, arrivent à Diriamba, le 7 juillet 2018. REUTERS/Oswaldo Rivas

L’escalade de violences continue au Nicaragua. Débuté en avril, le conflit entre le pouvoir et les opposants a déjà fait plus de 320 morts. Dix-sept nouvelles personnes sont mortes ce week-end dans l’est du pays, tandis que plusieurs membres de l’Eglise catholique ont été agressés par des groupes paramilitaires à Diriamba.


Trois mois après le début de la répression contre les manifestants qui réclament la démission du président Daniel Ortega, le dialogue est loin d'aboutir au Nicaragua.

Dimanche, des groupes paramilitaires sympathisants du pouvoir ont fait irruption dans la ville de Diriamba, au sud-ouest du pays, causant la mort de 14 personnes rapporte Joswel Martinez, membre de l’Association nicaraguayenne pour les droits de l’homme, interviewé par RFI : « Il y a eu une attaque dimanche dans une ville appelée Diriamba, dans le département de Carazo, au cours de laquelle s’est déroulé un massacre où plusieurs personnes ont été tuées en public. Les assaillants ont ensuite tabassé le cardinal, Monseigneur Leopoldo Brenes,  mais aussi le prêtre auxiliaire de l’archidiocèse de Managua, Monseigneur Silvio, qui a été blessé au bras droit. »

Lundi matin, une dizaine d’opposants s’étaient réfugiés dans la basilique pour échapper à la violence et établir un poste médical. L’Eglise catholique, qui fait office de médiateur depuis le début du conflit avait pourtant annoncé une reprise du dialogue entre le pouvoir et l’opposition. Le gouvernement continue de nier son implication dans ces violences.

Dans une déclaration publique, Rosaria Murillo, vice-présidente et épouse du président Ortega assure que le pouvoir ne cherche en aucun cas à encourager le terrorisme et les violences. Elle accuse en revanche les opposants d'être des terroristes.