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Nicaragua Daniel Ortega

Publié le • Modifié le

Nicaragua: un raid de la police contre des opposants fait au moins 14 morts

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Des manifestants tiennent un barricade à Masaya au Nicaragua le 6 juillet 2018. (Image d'illustration) REUTERS/Oswaldo Rivas

Ce dimanche 8 juillet, une attaque de la police et de milices paramilitaires pro-gouvernementales s’est soldée par la mort de quatorze personnes dans deux villes situées au sud-ouest du pays. Mais le bilan très lourd, communiqué par le Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh), est encore provisoire. Cette recrudescence de la violence met en péril la recherche d’une solution à la crise socio-politique qui secoue le Nicaragua depuis bientôt trois mois.


A l’aube de ce dimanche 8 juillet, des agents de la police anti-émeute accompagnés d’hommes en civil, cagoulés et fortement armés, ont pénétré dans les villes de Diriamba et Jinotepe pour démanteler des barrages routiers.

Ces nouvelles attaques ont provoqué des affrontements meurtriers entre les opposants au régime de Daniel Ortega et les forces de l’ordre, qui ont imposé un véritable état de siège dans ces deux agglomérations. D’où la difficulté de connaître le nombre exact de victimes.

Ce regain de violence est intervenu un jour après le refus du président Ortega d’organiser des élections anticipées en mars prochain, comme l’avaient proposé les évêques et les opposants qu’il a qualifiés de « putschistes » et de « subversifs ».

Dans ce contexte, l’Eglise catholique, qui joue le rôle de médiateur, a déclaré qu’elle allait réévaluer la poursuite du dialogue national qu’elle pensait renouer cette semaine. Ce qui fait craindre que les négociations entre le gouvernement et l’opposition s’interrompent définitivement, mettant fin à la recherche d’une solution pacifique à cette crise qui a fait déjà plus de 250 morts.