rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti

Revue de presse Mexique Nicaragua Argentine Andres Manuel Lopez Obrador

Publié le • Modifié le

A la Une: victoire historique et incontestable de la gauche au Mexique

media
Le nouveau président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador a été élu la nuit dernière, une victoire saluée par les principaux journaux américains, ce lundi 2 juillet 2018. ©REUTERS/Carlos Jasso

Après deux échecs consécutifs, Andres Manuel Lopez Obrador a été élu la nuit dernière avec près de 30 points d’avance sur son premier poursuivant. Une victoire qui truste les Unes de la presse mexicaine, avec un mot qui revient sur presque toutes ces Unes : « Réconciliation ». C’est le mot lancé par Andres Manuel Lopez Obrador lors de son discours prononcé la nuit dernière sur la place du Zocalo de Mexico. D’ailleurs les photos qui accompagnent ce mot sont presque toutes les mêmes : Andres Manuel Lopez Obrador à la tribune, en train de prononcer son discours.

Une victoire saluée à l’étranger. Aux Etats-Unis par exemple : le Wall Street journal et le New York Times ont tous deux mis -en Une- une grande photo d’Andres Manuel Lopez Obrador avec en titre « la gauche s’impose à Mexico ». Une victoire qui a été saluée par Donald Trump sur les réseaux sociaux détaille le New York Times. « Félicitations à Andres Manuel Lopez Obrador qui devient le prochain président du Mexique » a-t-il écrit avant d’ajouter « Je suis prêt à travailler avec lui. Il y a beaucoup à faire pour le bien à la fois des Etats-Unis et du Mexique ». Et du travail, il y en a, estime le quotidien avec les dossiers du mur à la frontière avec le Mexique, la question des migrants, la lutte contre le narcotrafic et les cartels ou encore la renégociation du traité de libre-échange nord-américain. Un traité qui doit être renégocié avec le Canada également.

Pour le Premier ministre canadien Justin Trudeau, la victoire d’Andres Manuel Lopez Obrador lui permet de gagner un allié. Il a tenu à féliciter Lopez Obrador par communiqué, de manière plus officielle détaille le quotidien mexicain Excelsior. « Le Canada et le Mexique sont des amis proches et des partenaires de longue date. Nous sommes unis par des objectifs communs et de forts liens entre nos populations. Nous entretenons une relation commerciale mutuellement profitable qui fait l’envie du reste du monde. Nos efforts communs visant à mettre à jour l’Accord de libre-échange nord-américain pour le 21e siècle en sont la preuve. » Peut-on lire. Un message qui en dit long sur les espoirs que suscite cette élection dans l’optique de la renégociation de ce traité. Plus largement, l’ensemble des dirigeants sud-américains ont félicité, chacun à sa manière, cette première victoire de la gauche au Mexique.

Mobilisation sept jours sur sept au Nicaragua

A l’image de ce qui se passe depuis maintenant plus de deux mois, le week-end a été marqué par des nombreuses marches pacifiques, dont certaines ont, encore une fois, été réprimées par les autorités nicaraguayennes. C’est à lire dans les colonnes de Hoy. Hier, plusieurs marches étaient organisées dans différentes localités du pays. A Managua, la capitale, plusieurs centaines de personnes défilaient sous le slogan « Managua n’oublie pas, le Nicaragua ne se rend pas ». Une marche visée par des paramilitaires qui ont blessé l’une des personnes qui encadraient le défilé. De peur que cela ne se transforme en une confrontation, le cortège a changé de direction, ce qui a permis d’éviter plus de victimes selon Raquel, une manifestante interrogée par La Prensa. Raquel qui estime que cette répression des autorités démontre la peur qui habite désormais le président Daniel Ortega qui a perdu le soutien du peuple. D’autres marches étaient également organisées, notamment à Tipitapa et Jinotega. Des manifestations qui ont été plus durement réprimées selon La Prensa. Enfin, comme le rappelle La Prensa, samedi, quatorze grandes marches avaient été convoquées dans l’ensemble du pays, un mois après le massacre de la fête des Mères, qui avait coûté la vie à vingt-trois personnes.

L’Argentine pleure l’élimination de « l’Albiceleste »

Et le réveil après ce cauchemar est douloureux comme en témoigne la Une du principal quotidien sportif argentin Olé. « La sortie est par ici », titre le journal qui espère que le sélectionneur Jorge Sampaoli démissionnera, ce que ne souhaite pas faire pour l’instant l’intéressé. Sampaoli est animé par un sentiment de revanche et veut continuer l’aventure à la tête de cette sélection détaille Clarin. Mais le pays réclame son départ précise La Nacion. Sauf qu’un limogeage du sélectionneur par la fédération argentine n’est pas d’actualité prévient Clarin. Car en cas de renvoi, la fédération devrait verser vingt millions de dollars à Jorge Sampaoli. Une fédération qui est aux abois financièrement, précise le quotidien.

Chronologie et chiffres clés