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Nicaragua Daniel Ortega

Publié le • Modifié le

Crise au Nicaragua: assaut policier contre les barricades à Managua

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La vague de contestation au Nicaragua a été déclenchée par une réforme des retraites. Le mouvement est devenu plus général, contre Daniel Ortega, à la tête du pays depuis 2007, après un premier mandat de 1979 à 1990. REUTERS/Oswaldo Rivas

Au Nicaragua, une flambée de violence embrase la capitale Managua. La police anti-émeute et les milices paramilitaires pro-gouvernementales ont attaqué des barricades de manifestants. Cette recrudescence des affrontements intervient 5 jours après la rencontre entre Daniel Ortega et l'épiscopat catholique. Les évêques avaient proposé au président nicaraguéen un plan de sortie de crise pacifique, ils lui avaient accordé deux jours de réflexion.


« Le président a répondu par les faits », a déclaré lundi 11 juin l'évêque de Esteli, membre de la Conférence épiscopale du Nicaragua.  « Sa réponse, c'est plus de violence ». Selon les témoignages d'habitants recueillis par la presse nicaraguéenne, les forces de sécurité ont fait irruption vers 6h du matin dans les quartiers est de la capitale, Managua. Sur les vidéos amateurs postées sur les réseaux sociaux, la police, soutenue  par des hommes en civil, encagoulés, AKA 47 en bandoulière, attaque les barricades de pavés et de pneus qui bloquent les principales artères de la ville. 

Des tirs à balles réelles auxquels répondent les quelques jeunes manifestants qui montent la garde, à coup de jet de pierres et de mortiers artisanaux. La principale voie bloquée par les manifestants est l'autoroute qui relie la capitale à Masaya. Située à seulement 25 kilomètres, Masaya, ville historique du Sandinisme, est aujourd'hui devenue le coeur de l'insurrection.

Pour les manifestants, les barricades servent à protéger les citoyens des attaques quotidiennes des groupes de paramilitaires mais aussi à paralyser l'économie du pays pour mettre la pression sur le gouvernement. L'intervention des forces armées montre que le président Ortega refuse toujours le plan de négociation proposé par les évêques, et qu'il a fait le choix de la répression. Les affrontements ont déjà fait 147 morts en un mois et demi.