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Chili Pape François

Publié le • Modifié le

Le pape François accepte la démission de trois évêques chiliens

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Lundi 11 juin, le pape François a accepté les démissions de trois évêques chiliens au cœur d’un scandale de pédophilie et d’agressions sexuelles. REUTERS//Stefano Rellandini

C’était une décision attendue depuis un certain temps déjà. Lundi matin 11 juin, le pape François a accepté les démissions de trois évêques chiliens au cœur d’un scandale de pédophilie et d’agressions sexuelles. Parmi les trois évêques démissionnaires se trouve monseigneur Juan Barros, au cœur de la polémique et que le pape François avait plus ou moins protégé lors de son voyage au Chili en janvier dernier, ce qui avait littéralement scandalisé l’opinion publique chilienne. Après avoir lu les conclusions de l’enquête concernant ce scandale, le pape François a fait son mea culpa en recevant les victimes des prêtres pédophiles. José Andes Murillo, lui, a été victime du prêtre Karadima. Pour lui cette décision du pape François est un véritable soulagement.


« C’est très émouvant et très important de voir que la force et la persévérance d’une communauté comme celle de la ville d’Osorno ont permis qu’un sujet local prenne une telle importance, témoigne José Andes Murillo. Ce sont des sanctions fortes qui ont été prises pour écarter trois évêques, Barros, Duarte et Caro. Les deux premiers font l’objet d’accusations gravissimes. Barros pour avoir couvert des agressions, et Duarte pour avoir commis des agressions. Concernant Caro, il y a également des accusations très graves et qui ont certainement à voir avec ce que le pape a dit… c’est-à-dire qu’au Chili il existe une culture au sein de l’Eglise qui vise à dissimuler les agressions, à détruire des preuves, à agir de manière délictueuse. Voilà les raisons pour lesquelles leurs démissions ont été acceptées. J’espère maintenant qu’il y aura également une décision de justice les concernant. »