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Etats-Unis Corée du Nord Donald Trump Kim Jong-un Diplomatie

Publié le • Modifié le

Trump se dit prêt à inviter Kim à Washington en cas de succès à Singapour

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Le président des Etats-Unis, Donald Trump, le 7 juin 2018 à la Maion Blanche. REUTERS/Carlos Barria

A quelques jours du sommet historique de Singapour entre Kim Jong-un et Donald Trump, le président américain a réaffirmé son intention d'aboutir à la dénucléarisation de la Corée du Nord. Il estime que cet objectif pourra être atteint, même s'il reconnaît qu'il faudra sans doute plusieurs rencontres avant la signature d'un accord. Pour la première fois, il a même envisagé de recevoir le maître de Pyongyang à Washington.


Avec notre correspondante à Washington,  Anne Corpet

Comme toujours, c'est l'optimisme qui l'emporte chez le président américain. « Je crois vraiment que nous avons le potentiel de faire quelque chose d'incroyable pour le monde », a-t-il dit au sujet de sa rencontre avec Kim Jong-un, prévue le 12 juin prochain dans la cité-Etat de Singapour.

Et Donald Trump de se dire prêt, pour la première fois, à inviter Kim Jong-un à Washington si le premier sommet se déroule bien. Le locataire de la Maison Blanche veut y croire : « Notre rencontre sera un grand succès », « Kim Jong-un veut faire quelque chose de bien pour son pays ».

Le secrétaire d'Etat américain fait lui aussi part de ses espoirs : « Kim Jong-un m'a dit personnellement qu'il était prêt à dénucléariser », assure Mike Pompeo, sans plus de détails. Il rappelle les exigences américaines : une dénucléarisation « complète », « irréversible » et bien sûr « vérifiable ».

« Les Etats-Unis veulent des avancées concrètes, pas de vaines paroles », prévient le chef de la diplomatie Mike Pompeo. D'ailleurs, Donald Trump réitère qu'il est prêt à quitter la table des négociations si elles se déroulent mal. « Je l'ai déjà fait une fois, il faut savoir rompre », considère-t-il.

Le Japon veut que la question des prisonniers nippons soit sur la table

Le chef d'Etat américain reconnaît qu’il faudra sans doute plusieurs rencontres au sommet avant d’aboutir à la dénucléarisation de la péninsule de Corée. Les questions sont complexes. Jeudi, M. Trump recevait par exemple le Premier ministre japonais qui est venu faire part de ses propres doléances.

Shinzo Abe souhaite en effet que le sort des Japonais enlevés par Pyongyang dans les années 1970 et 1980, un dossier qui lui tient à cœur, soit évoqué lors des discussions. L'actuel homme fort de Tokyo faisait partie de la délégation qui s’était rendue à Pyongyang en 2002, et ce sujet était déjà à l'ordre du jour.

L'archipel nippon avait à l'époque obtenu le retour de cinq otages, mais il en reste, et Donald Trump a promis qu’il aborderait cette question lors de la rencontre. Le Premier ministre japonais s’est dit ravi et prêt lui-même à rencontrer aussi Kim Jong-un, perspective jusqu’ici écartée en raison du contentieux sur les prisonniers.

Shinzo Abe, qui connait bien Donald Trump puisqu'ils se sont déjà rencontrés une dizaine de fois, n'a pas manqué de flatter le président, jeudi à Washington. A ses yeux, le sommet de Singapour est une étape cruciale. Et de se tourner vers son hôte avant de lancer : « Donald Trump, vous êtes en train d’écrire l’histoire. »

Le président Trump est confiant et vous pouvez être certain qu'il ne signera pas un mauvais accord. Les Etats-Unis ont été clairs et l'ont répété maintes fois: la dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible de la péninsule coréenne est la seule issue que nous considérons acceptable. Le président reconnait que la Corée du Nord a un gros potentiel et il espère pouvoir un jour retirer les sanctions prises contre la République populaire de Corée. Mais cela n'arrivera pas tant que la Corée du Nord n'éliminera pas complètement et de manière vérifiable ses armes de destruction massive. Le président Trump et le dirigeant Kim vont aussi certainement discuter des garanties de sécurité pour la Corée du Nord. Nous pensons que les peuples d'Amérique et de Corée du Nord peuvent créer un avenir défini par l'amitié et la coopération, et non par la défiance et la peur. Nous croyons que le dirigeant Kim partage cette vision pour l'avenir et nous supposons, espérons, que cette croyance est sincère. Nous avons hâte d'être à Singapour dans quelques jours
Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo pose les conditions américaines 08/06/2018 - par Anne Corpet Écouter

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