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Justin Trudeau Revue de presse Canada

Publié le • Modifié le

A la Une: G7, Justin Trudeau en première ligne

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Le Premier ministre canadien Justin Trudeau sera scruté par la presse canadienne alors que le pays accueille le G7. REUTERS/Chris Wattie

Alors que les positions protectionnistes du président américain risquent de faire dérailler les discussions, la presse canadienne va scruter de près l’attitude de son Premier ministre Justin Trudeau. Non seulement le pays accueille le G7, mais le Canada est aussi le premier partenaire commercial des États-Unis.

Non sans un brin d’ironie, le Toronto Star rappelle que « le rôle de l’hôte est généralement de s’assurer que ses invités sont confortablement assis et qu’aucune dispute ne vient troubler la fête ». Sauf que cette année, estime le journal, le « job » de Justin Trudeau, c’est bien de « se confronter à Donald Trump ». Et « tant pis, si selon les traditionnels standards, le Sommet échoue. » Si le Justin Trudeau traitait le président américain avec « l’habituelle délicatesse canadienne, nos concitoyens se sentiraient abandonnés par leur Premier ministre ».

Tout aussi offensif l’édito de Réjean Parent dans le Journal de Montréal qui se réjouit que Justin Trudeau ait cessé de « jouer les cheerleaders » et qu’il ait « enfin pris le ton qui sied à un chef d’État face à un bandit de grand chemin ». Et de conclure : « La quête de nouveaux amis s’impose ».

Les amis, on les trouve dans le New York Times, sous la plume de Donald Tusk, président du Conseil européen qui s’offre un édito au titre limpide : « en dépit de Trump, l’Ouest doit rester uni ».

Au Nicaragua, l’Église et le président Ortega rouvrent le dialogue

Le président Daniel Ortega s’apprête à rencontrer ce jeudi les évêques pour tenter de trouver une sortie de crise. Après un mois et demi de manifestations violemment réprimées, qui ont fait plus de 120 morts, la presse, de tous bords confondu, accuse.

Dans le journal d’opposition La Prensa, le mot « génocide » est lâché. Dans son édito, le quotidien réagit au communiqué publié hier par l’Organisation des États américains : « la situation au Nicaragua n’est pas un problème diplomatique qui se résoudra avec de tièdes condamnations internationales ».

El Nuevo Diario, journal de gauche, historiquement proche des sandinistes, interpelle directement le président Ortega : « Commandant, s’il vous plaît, cédez ! », titre l’édito d’Adolfo Miranda Saenz, ancien juge, reconverti au journalisme et profondément catholique.

« Vous savez, commandant, qu’en tant que libéral, je suis un adversaire politique. Mais n’ai jamais été un ennemi. Je pratique le journalisme d’opinion en essayant d’être objectif. » Et de s’expliquer sur les raisons qui l’ont poussé ces dernières années à critiquer ou approuver telle et telle réforme, à dénoncer l’autoritarisme du gouvernement tout en reconnaissant que le pays progressait économiquement. Pour finir par lui dire tout haut, ce que d’autres diraient tout bas : « tout le monde sait que le chaos qui règne depuis le 19 avril n’est pas la faute de groupes de délinquants de droite comme le soutient le gouvernement… tout le monde sait que les morts, les tortures, les disparitions sont des actions promues par des membres de votre gouvernement. »

À l’aube de sa rencontre avec la Conférence épiscopale du Nicaragua (CEN) Miranda Saenz supplie le président : « Pour l’amour de Dieu, Commandant, ordonnez immédiatement l’arrêt de la répression et des saccages. Acceptez le dialogue national vers une sortie pacifique et des élections libres. » Comme la dernière chance de rédemption pour le président, la dernière chance de pacifier un pays « dont le peuple ne se fatiguera pas, car la colère grandira ».

Au Guatemala, le ministre de l’Environnement « protégé » par l’État

Alors que l’on déplore désormais près de 100 morts et 200 disparus suite à l’éruption du volcan El Fuego dimanche dernier, les critiques envers le gouvernement fusent dans la presse d’opposition. « Une fois encore, la force de la nature a mis en lumière le manque de ressources allouées à la prévention et à la gestion des catastrophes » constatait déjà l’édito du quotidien Prensa Libre lundi dernier.

Aujourd’hui, le journal n’hésite pas à interpeller le président Jimmy Morales, accusé par l’éditorialiste d’avoir désigné et de maintenir en place, un ministre de l’Environnement « inexpérimenté et incapable » pour des raisons politiques. Pire, alors qu’une motion de défiance à l’encontre dudit ministre Alfonso Alonzo était proposée par une partie du Congrès hier, les députés de la majorité présidentielle l’ont « protégé ». Et l’éditorialiste de conclure : « Morales doit destituer ce fonctionnaire opaque qui met en péril le pays et dégrade l’image de tout le gouvernement… et du président lui-même. »

Après Cuba, de mystérieuses « attaques acoustiques » en Chine ?

Après avoir rapatrié 24 diplomates américains stationnés à Cuba en 2016, puis un employé du Consulat américain de Guangzhou, dans le sud de la Chine, il y a quelques mois, voilà que deux Américains ont à nouveau dû été évacués hier de ce même Consulat parce qu’ils présentaient des symptômes similaires : maux de tête, nausées, acouphènes, fatigue anormale, problèmes cognitifs... tout ça après avoir entendu « de drôles de bruits ». Les causes exactes restent pour l’instant assez obscures. Le Département d’État avait initialement soupçonné Cuba d’« attaques par ondes soniques ». Selon le New York Times, les Américains se demanderaient maintenant si la Chine, ou la Russie ne pourraient pas être impliquées.

Des fantasmes, que le journal The Diplomat balaie d’un revers de main : selon plusieurs études de chercheurs citées dans le journal, ces incidents seraient plutôt dus à des systèmes d’écoute dysfonctionnels… du matériel d’agent secret qui se retournerait contre les espions ?

Ou tout simplement, selon le journal universitaire Michigan News, à des émetteurs d’ultrasons mal réglés, tel qu’il en existe dans les caméras de sécurité, les alarmes antivol ou les dispositifs anti-rongeurs.