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Revue de presse Argentine Etats-Unis Honduras

Publié le • Modifié le

A la Une: un «spectacle d’horreur» à Gaza

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Un groupe de Palestiniens s'agglutine pour faire écran aux soldats israéliens et permettre l'évacuation d'un blessé, Gaza, lundi 14 mai 2018. REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

La presse du continent américain revient longuement ce mardi 15 mai sur le bain de sang de lundi au Proche-Orient. Alors que la nouvelle ambassade américaine était inaugurée à Jérusalem, 60 Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne à la frontière avec la bande de Gaza. Un bain de sang « inévitable », juge le Los Angeles Times, tant la situation à Gaza est devenue « intenable ».

Le New York Times choisit de placer en une de son site internet, deux photos côte à côte : l'une prise à Gaza - affrontements entre Palestiniens et armée israélienne-, l’autre à Jérusalem, affichant le visage souriant d'Ivanka Trump, la fille du président, qui représentait les Etats Unis lors de l'inauguration de l'ambassade à Jérusalem. « Deux scènes radicalement différentes, à 40 miles de distance », une soixantaine de kilomètres, commente le journal. « Le contraste, lundi, entre l'exultation à Jérusalem et l'agonie des Palestiniens à Gaza, n'aurait pu être plus brutal ou plus effrayant pour ceux qui continuent d'espérer une paix juste et durable ».

Ce contraste est aussi relevé par le Globe and Mail, qui parle d'une « combinaison de tragédie et de farce », d'un « spectacle d'horreur ». « La décision irréfléchie de Trump (...) a non seulement fourni une autre cause de violence tragique dans la région, mais elle a aussi fait obstacle à un véritable processus de paix », juge The Star, un autre journal canadien.

« Moment de célébration »

La presse critique la cérémonie d'inauguration de l'ambassade elle-même, notamment la présence deux personnages singuliers : « Robert Jeffress, un pasteur de Dallas qui a dénigré les juifs, les mormons et les musulmans, et le révérend John Hagee, un évangéliste star de la télé qui a prétendu qu'Hitler descendait de « juifs métis » et faisait partie du plan de Dieu pour le retour des juifs en Israël », rappelle Le New York Times. Le fait que ces deux hommes aient « tenu des rôles importants dans la cérémonie d'hier devrait embarrasser tous ceux qui y ont participé ».

Pour le Washington Times, en revanche, cette inauguration « a été un moment de gratitude et de célébration ». Le quotidien conservateur, d'ailleurs, ne comprend pas l'attitude des pays européens, qui choisissent de conserver leur ambassade à Tel Aviv. Il suggère à la France de déplacer son ambassade aux Etats Unis, de Washington à Front Royal, en Virginie, pour bien montrer qu'une « ambassade n'a pas besoin d'être dans la capitale. Juste suffisamment près ».

L’Amérique latine tiraillée

Des critiques et des interrogations, aussi, dans la presse en Amérique du Sud, où plusieurs nations se retrouvent « au milieu d'un affrontement diplomatique intense entre Israël et Palestine », écrit La Prensa au Honduras. Le président palestinien vient d'achever une visite au Venezuela, à Cuba et au Chili. Le Chili qui, dans un communiqué repris par La Tercera, condamne, « l'usage disproportionné de la force par Israël ». Benjamin Netanyahu avait, lui aussi, offert en septembre à l'Amérique latine la première visite d'un chef de gouvernement israélien.

Pour l'instant, rappelle La Prensa, seuls deux pays ont décidé de suivre Washington et de transférer leur ambassade à Jérusalem. Le Guatemala le fera mercredi et le Paraguay d'ici la fin du mois. Le Honduras, lui, n'a pas encore pris de décision. Mais le quotidien rappelle que le pays « s'était aligné sur les Etats-Unis et Israël lors du vote le 21 décembre à l'ONU d'une résolution condamnant » la décision de Washington de transférer son ambassade.

Argentine : le peso a perdu 20% de sa valeur en 45 jours

Pour terminer cette revue de presse, un coup d’œil à l’Argentine, qui s'inquiète face à la dépréciation de sa monnaie. - 6,23 % à la fermeture des marchés, lundi. « Le cri », titre Pagina 12, qui illustre son article avec un dollar sur lequel le chef-d'œuvre d'Edvard Munch remplace le visage de George Washington. Le peso a quasiment perdu 20% de sa valeur en un mois et demi. Le Wall Street Journal accuse le chef de l'Etat argentin de ne pas faire le bon diagnostic en pointant du doigt la seule hausse des prix du pétrole et d'autres variables que le pays ne peut pas contrôler. Pour le journal américain « la culture populiste profondément enracinée en Argentine est le péché originel, et la réticence de M. Macri à y faire face, menace son succès ».

Pour La Nacion, le risque politique est grand pour le président, qui a fait de mauvais choix lorsqu'il a composé son gouvernement. « L'atomisation de la gestion économique, sa dispersion dans plusieurs ministères, finit par exposer dangereusement la figure du président ». « Le désastre économique hérité [du Kirchnerisme] (...) ne pouvait pas être résolu en chargeant différents spécialistes, même renommés, de traiter chacun un seul problème ». « Gouverner exige aussi un minimum de coordination », pense La Nacion.

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