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Nicaragua Daniel Ortega

Publié le • Modifié le

Répression au Nicaragua: la ville de Masaya, «un champ de bataille»

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Des manifestants anti-Ortega dans la ville de Masaya, au Nicaragua, le 12 mai 2018. DIANA ULLOA / AFP

Au Nicaragua, la répression des manifestations pacifiques contre le président Daniel Ortega s'intensifie, alors que le chef de l'Etat avait promis ce week-end de mettre fin aux violences contre les protestataires. A travers tout le pays, la mobilisation anti-Ortega prend de l'ampleur et touche désormais au moins huit des quinze départements, dont la ville de Masaya.


Masaya, non loin de la capitale Managua, est le théâtre de véritables scènes de chaos. « Masaya ressemble à un champ de bataille. » C'est ainsi que le prêtre de l'église San Miguel décrit la situation dans sa ville.

Depuis vendredi, les unités anti-émeute de la police tentent de disperser les manifestants qui protestent contre le président Ortega. Les policiers sont soutenus par des groupes de civils proches du pouvoir et lourdement armés qui sèment la terreur dans la ville.

Selon les témoignages des habitants de Masaya, ces milices tirent sur les manifestants, ont incendié des bâtiments publics, un marché ainsi que des maisons. Les manifestants tentent de se protéger des forces pro-Ortega en érigeant des barricades.

Au moins un mort, une centaine de blessés

Les interventions des policiers et des miliciens ont fait au moins un mort et plus de cent blessés à Masaya, selon l'Association nicaraguayenne pour la protection des droits de l'homme.

L'Eglise catholique, qui tente une médiation pour trouver une issue à la crise, condamne ces nouvelles violences. L'évêque de Managua a exigé que Daniel Ortega « explique de manière claire ce qui vient de se passer à Masaya et montre sa volonté d'éviter le chaos ».

L'armée nicaraguayenne, jusqu'ici soutien fidèle du président, annonce qu'elle ne réprimera pas les manifestations et appelle au dialogue.