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Etats-Unis Terrorisme Niger Défense

Publié le • Modifié le

Le Pentagone reconnait des erreurs après l'embuscade meurtrière du Niger

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Les quatre sergents des forces spéciales américaines tués le 4 octobre au Niger. De gauche à droite: Jeremiah Johnson, Bryan Black, Dustin Wright et La David Johnson. Army Special Operations Command/Handout via REUTERS

En octobre 2017, quatre soldats américains et quatre nigériens avaient été tués dans un affrontement contre des jihadistes du groupe Etat islamique. Rendues publiques jeudi 10 mai, les conclusions de l'enquête du Pentagone pointent un manque de préparation et des erreurs de commandements. Sur les milliers de pages d'enquêtes, le Pentagone ne rend public qu'un condensé de huit qui évoque une série d'erreurs individuelles et organisationnelles.


Avec notre correspondant à San Francisco,  Eric de Salve

D'abord sur le plan tactique, un problème de renseignements. La patrouille sans gilets pare-balles a été surprise par une force jihadiste supérieure et bien équipée : fusil d'assaut, roquettes, mitrailleuses lourdes et mortiers. C'est la cause immédiate conclut le rapport de la mort des quatre soldats américains et des quatre Nigériens à Tongo Tongo au Niger le 4 octobre dernier.

Sur le plan structurel, les enquêteurs du Pentagone pointent le problème de la rotation des personnels qui a gêné le déploiement en équipes du collectif pendant la bataille. Pas assez d'entrainement. La moitié des soldats américains et nigériens qui se sont retrouvés au feu n'avaient jamais réalisé d'exercice de combat ensemble auparavant.

En outre, le rapport du Pentagone révèle des dysfonctionnements dans la chaine de commandement. Le responsable de l'équipe de forces spéciales n'a pas présenté à ses supérieurs la mission dans sa réalité. Il s'est contenté de copier-coller un ordre de mission précédent.

Enfin, les enquêteurs démentent plusieurs informations parues dans la presse américaine : aucun des soldats américains n'a été pris en otage ni exécuté. Tous sont morts très vite de leurs blessures. Le soutien aérien de la France est arrivé promptement. Des mirages ont fait fuir les jihadistes et des hélicoptères français ont pu évacuer les survivants.

En conférence de presse, le chef du commandement américain pour l'Afrique assure que son armée serait désormais « beaucoup plus prudente ».

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