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Publié le • Modifié le

Québec: un concours inter-universitaire de jeux vidéo pour «changer le monde»

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Le siège d'Ubisoft à Montréal, l'initiateur du concours. Clement Sabourin / AFP

Cent cinquante étudiants québécois ont participé à un concours organisé par la multinationale française de jeux vidéo Ubisoft à Montréal. Le but de la compétition qui réunissait 17 équipes, créer un prototype de jeu en trois dimensions sur le thème : « changer le monde ».


De notre correspondante au Québec,

Une cérémonie a eu lieu lundi soir 23 avril à Montréal. Les participants gagnent essentiellement des bourses d’études et des stages chez Ubisoft, qui dispose du plus gros studio de création de jeu vidéo au monde avec 3 200 employés à Montréal. Cela fait huit ans que l’entreprise française organise de tels concours, en grande partie pour dénicher des employés potentiels dans un marché en constante expansion. Le thème de cette année se distingue des autres éditions car il visait à produire un jeu qui change le monde. Autrement dit, on demandait aux 17 équipes d’imaginer et de produire un jeu qui permet aux participants de se sensibiliser à une cause en la vivant à travers le jeu. Les contraintes techniques: avoir recours aux 3D, à l’intelligence artificielle et permettre au moins à deux joueurs en ligne d’y participer.

Joueurs « dépressifs »

Les thèmes que l’on retrouve dans les jeux sont très divers. Cela va du réchauffement climatique, au travail des enfants, en passant par la bipolarité. Une équipe a ainsi travaillé sur la question de la dépression. Les huit étudiants ont cherché à plonger le joueur dans l’univers mental d’une personne souffrant de cette affection mentale. Dans le jeu, les pensées négatives, animées par l’intelligence artificielle, tentent d’empêcher le joueur de sortir d’un monde intérieur de tristesse. Le participant doit résoudre des casse-têtes, des énigmes pour s’en sortir, en bénéficiant de coups de pouce d’un être de lumière. Au fil du jeu, on comprend que le travail d’équipe facilite la résolution de problèmes, comme quand dans la vie, une personne dépressive parvient parfois à retrouver son équilibre en profitant de l’appui de sa communauté et de ses proches.

Ces jeux développés par les étudiants vont peut-être bientôt se retrouver sur le marché. Même s’il s’agit à ce stade-ci de prototypes. Avant, il faudrait qu’ils soient encore développés et perfectionnés pour pouvoir être vendus.

L'expérience a surtout permis aux étudiants d’approcher de prendre conscience de la réalité de travail dans un studio de création de jeu vidéo. Même si Ubisoft ne les embauche pas ou ne les prend pas en stage, les finalistes peuvent présenter leur travail à une entreprise de jeu à Montréal qui se classe parmi les lieux importants de création dans le monde.