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Publié le • Modifié le

Etats-Unis: l'ex-patron du FBI, James Comey, règle ses comptes

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L'ancien directeur du FBI James Comey règle ses comptes avec le président Trump, lors d'une interview télévisée sur ABC. (Photo d'illustration) ©REUTERS/Jonathan Ernst

« Moralement inapte », « menteur compulsif », Donald Trump traiterait « les femmes comme de la viande » et serait comparable à un chef de clan mafieux. L'ex-chef du FBI James Comey limogé par l'actuel locataire de la Maison Blanche, a réglé ses comptes lors d'une interview sur la chaîne ABC, alors qu'il s'apprête à publier ce mardi ses mémoires.

C'est à la Une de toute la presse, mais chez les éditorialistes, même les plus critiques de la présidence Trump, tous n'adhèrent pas à la méthode : « Peut-on à la fois mépriser Donald Trump et ne pas apprécier James Comey ? » demande (et affirme) Charles Blow dans les colonnes du New York Times.

Les deux hommes ont selon lui « de furieux égos et des intérêts douteux ». Mieux vaut donc ne pas perdre de vue l'essentiel selon le Washington Post. Les déclarations de James Comey sur ABC et dans son livre ont à nouveau « temporairement transformé un problème constitutionnel sérieux en cirque médiatique. »

Sur le fond, Politico s'interroge sur les risques que pose la sortie de ce livre, dans la mesure où tout ce qui est écrit pourrait influer sur le cours que prends l'enquête de Robert Mueller sur les ingérences russes. Notamment, les dires de James Comey sur le fait que Donald Trump aurait cherché à faire obstruction à la justice. Petite information que révèle le journaliste Darren Samelsohn au passage : Mueller aurait pris l'habitude de se servir des citations qu'il trouve dans les livres « pour interroger des témoins et éviter ainsi de révéler les informations dont effectivement il dispose ».

Canada : l'oléoduc Trans Moutain, un test pour Justin Trudeau

Au Canada, la construction d'un l'oléoduc donne lieu à une crise politique entre le gouvernement fédéral et deux provinces canadiennes. L'Alberta souhaite ardemment le projet pour des raisons économiques, la Colombie britannique la refuse pour des raisons écologiques.

Le Premier ministre canadien est certes dans l'impasse, comme l'explique l'éditorialiste Paul Journet dans le quotidien La Presse, mais cela n'empêche que Justin Trudrau n'arrive visiblement pas à trancher. Impossible de gouverner au centre dans cette affaire : le Premier ministre se retrouve donc « au milieu de nulle part », là où « rien n'arrive, à part le temps qui passe ». Et de l'accuser d'être dans l'attente, d'espérer que les choses se résolvent par elles-mêmes, « Un optimisme qui ressemble de plus en plus à du déni ».

Alors que Justin Trudeau est attendu à Paris cette semaine où il rencontrera le président français Emmanuel Macron, l'éditorialiste relève que si à l'international le Premier ministre canadien promet de lutter contre le réchauffement climatique, chez lui, c'est beaucoup moins clair.

En Colombie une chasse à l'homme est lancée

Suite à l'enlèvement et à l'assassinat de trois journalistes équatoriens, il y a trois semaines, neuf membres d'une organisation criminelle ont été interpellés mais leur chef, « El Guacho », n'a toujours pas été retrouvé. Le président colombien Juan Manuel Santos a fermement déclaré ce week-end que le « Guacho » tombera « mort ou vivant » : 230 000 dollars seront offerts à celui qui fournira des informations qui permettront de l'arrêter. Des opérations militaires conjointes dans la zone frontalière entre la Colombie et l'Equateur ont commencé.

Ce n'est pas seulement le journal El Comercio où travaillaient les journalistes assassinés, qui est en « état de choc » mais l'Equateur tout entier. Selon le journal, « les preuves de solidarité de l'opinion avec les familles des victimes sont l'expression d'une société [équatorienne] qui n'est pas habituée à partager son quotidien avec ce type d'acte barbare ».

« Douleur et Vengence » titre l'édito de Farith Simon. Mais pas n'importe comment : « Il ne faut pas succomber à la haine et à l'impunité. Le traitement des coupables doit se faire dans le respect du droit » car dit-il encore « les exemples en Colombie et au Mexique démontrent que chercher la paix par la violence, ne fait que l'accentuer ».

« Nous l'avons permis, nous équatoriens, collectivement » scande Léon Roldos, éditorialiste d'El Universo, qui attaque le président équatorien Rafael Corréa pour avoir été aveuglé « par son admiration pour les FARC » et d'avoir donc ainsi minimisé les incursions du narcotrafic en terre Equatorienne.

Dans ces régions frontalières, « les populations sont pauvres, oubliées des pouvoirs publics » rappelle un chercheur interrogé dans El Comercio qui estime que la construction d'un hôpital ferait probablement davantage qu'une intervention exclusivement militaire, qui pourrait selon lui « déclencher des violences extrêmes ».

Une nouvelle monnaie locale au Venezuela

Pour pallier à la crise financière qui afflige le pays, la mairie de Caracas lance sa propre monnaie : « El Caribe ». Une monnaie locale qui ne pourra servir qu'à acheter des denrées dans les magasins subventionnés par l'Etat. L'idée, selon l'équipe municipale chaviste est de « protéger la population du manque de liquidités et de la perte de valeur du bolivar. » Ce n'est pas la première initiative du genre, il existe déjà les billets « Panal » dans un autre quartier de la ville. Des initiatives citoyennes dont on a pour l'instant du mal à évaluer l'impact et la portée.

Chronologie et chiffres clés