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Publié le • Modifié le

Au Salvador, au Nicaragua et au Honduras, interdiction totale d'avorter

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La Salvadorienne Teodora Vasquez a été libérée après plus de dix ans derrière les barreaux, le 15 février 2018. REUTERS

En Amérique centrale, la question de l‘interruption de grossesse est toujours un sujet très sensible. Dans cette région, trois pays - le Salvador, le Honduras et le Nicaragua - prévoient toujours une interdiction absolue de l’avortement. Le point sur la situation et la législation dans ces différents pays.


Avec notre correspondant dans la région,

Le Salvador, le Honduras et le Nicaragua ne semblent pas disposés à modifier les lois qui interdisent toute interruption de grossesse, même en cas de viol, même lorsque la vie de la mère est en danger ou que le fœtus n’a aucune chance de survie. Mais il y a néanmoins une lueur d’espoir dans un pays, le Salvador, où la justice tend désormais à se montrer plus clémente.

En l’espace d’un mois, elle vient de libérer deux femmes qui purgeaient des peines de 30 ans de prison. Elles avaient été accusées d’avoir avorté, alors qu’en réalité, l’une et l’autre avaient fait une fausse couche. Considérant que ces avortements spontanés avaient été provoqués, les juges les avaient qualifiés d’homicides aggravés.

En conséquence de quoi, Maira Figueroa a passé 15 ans en prison, avant que la Cour suprême ne décide de commuer sa peine la semaine dernière. Quant à Teodora Vasquez, elle est restée plus de dix ans derrière les barreaux avant d’être libérée en février dernier.

Modification de la loi ?

Ces deux libérations constituent désormais un espoir pour les 26 autres Salvadoriennes qui restent incarcérées pour le même motif. Mais il faudrait aussi que soit modifiée cette loi entrée en vigueur en 1997.

Le problème, ce sont les fortes résistances de la part de la droite et des conservateurs : ce sont eux qui ont récemment empêché l’adoption d’un projet de loi visant à dépénaliser l’avortement pour des motifs thérapeutiques.

Interdiction totale au Honduras et au Nicaragua

Il est très difficile de savoir combien de femmes sont en prison pour avortement au Honduras et au Nicaragua, et la situation ne semble pas prête de changer. Au Honduras, voilà vingt ans que l’avortement est totalement interdit. Interdiction confirmée en mai dernier lorsque le Parlement a refusé d’autoriser l’avortement thérapeutique.

Quant au Nicaragua, la pénalisation de l’avortement existe depuis 2006. Cette interdiction, là aussi totale, est appuyée par le président Daniel Ortega, l’ex-comandante de la révolution sandiniste, et sa femme Rosario Murillo, qui défendent le droit à la vie depuis la conception.

La solution mexicaine

La solution adoptée par le grand voisin mexicain dépend de chaque Etat, mais tous autorisent l’avortement en cas de viol. Et près des deux tiers d’entre eux prévoient l’avortement thérapeutique, avec des restrictions dans certains cas. Mais il y a néanmoins des femmes en prison pour avortement.

Quant à la ville de Mexico, elle fait figure d’exception dans le pays puisque depuis 2007, la capitale a totalement dépénalisé l’avortement. Les femmes qui veulent se faire avorter peuvent donc le faire légalement jusqu’à la douzième semaine de leur grossesse.

Chronologie et chiffres clés