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FARC Colombie Alvaro Uribe Juan Manuel Santos

Publié le • Modifié le

Après les législatives, la Colombie se cherche désormais un président

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L'ancien président colombien Alvaro Uribe et son candidat à la prochaine présidentielle, Ivan Duque, le 4 mars 2018 à Bogota après leur victoire aux législatives. REUTERS/Carlos Julio Martinez

Les Colombiens ont voté dimanche 11 mars pour élire un nouveau Parlement. Ils ont désormais les yeux rivés sur la présidentielle du 27 mai prochain. Les élections législatives étaient historiques, puisqu'il s'agissait du premier scrutin depuis la signature de l'accord de paix avec la guérilla des FARC. Elles se sont déroulées dans le calme le plus complet malgré une campagne tendue.


Avec notre correspondante à Bogota,  Marie-Eve Detoeuf

Pas de grosse surprise. Les législatives ont montré que la Colombie vote majoritairement à droite, et même très à droite, que la gauche reste divisée, et que les ex-guérilleros des FARC sont détestés.

L'ex-président Alvaro Uribe a été le sénateur le mieux élu. Et son candidat à la présidence Ivan Duque a remporté haut la main « la primaire du non », qui s'est tenue dimanche également.

Les partis du « non » sont ceux qui continuent de refuser l'accord de paix signé avec les FARC. Mais cette droite dure n'obtient pas la majorité absolue au Congrès. Elle devra donc composer avec le reste de la droite, et probablement changer de discours.

La peur des FARC n'est plus à l'ordre du jour. Avec moins de 0,5%, le parti politique que les ex-guérilleros ont créé, la FARC, a enregistré un revers cuisant à l'occasion de cette première élection. Il lui reste du chemin avant de devenir une force politique crédible.

En revanche, les Verts et les deux petits partis de gauche progressent. A eux trois, ils emportent près de 20% des sièges. Le candidat de gauche Gustavo Petro garde toutes ses chances pour arriver au deuxième tour de la présidentielle.

→ Lire aussi : La droite colombienne réconfortée par les législatives

Depuis la fin du cessez-le-feu bilatéral, il y a eu trop de morts des deux côtés. C'est ce que nous devons faire cesser. Et cela ne peut se faire que par le dialogue. Les arguments de la force doivent devenir la force des arguments. C’est pour cette raison, pour sauver des vies, et afin de parvenir à une paix complète en Colombie, que j’ai décidé de relancer les négociations de paix avec l’ELN. Le but est d’obtenir un nouvel accord pour un cessez-le-feu qui mette fin aux hostilités, un accord large et qui doit être vérifiable. J’espère que l’on avancera le plus possible sur les thèmes inscrits à l’agenda et, pourquoi pas, que l'on arrivera à tout traiter dans les prochains mois, si la volonté est là. De notre côté, elle existe. Nous retournerons donc à la table des négociations avec l’objectif le plus important que puisse impliquer n’importe quelle décision: sauver des vies de Colombiens et consolider ces avancées en vue d'une paix qui sera ainsi la plus grande réussite de la génération actuelle de nos compatriotes
Juan Manuel Santos, président sortant de Colombie, défend le principe des accords de paix avec les guérillas 13/03/2018 - par RFI Écouter

→ Écouter sur RFI : Quel avenir pour les accords de paix après les législatives en Colombie ?

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