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A la Une: flou autour du sort réservé aux «Dreamers»

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Des militants et des bénéficiaires du DACA au départ de la «Marche pour rester à la maison». Une marche de cinq jours de 400 kilomètres, entre New York à Washington DC, pour demander que le Congrès adopte un «Clean» Dream Act, à Manhattan, New York. Reuters/Shannon Stapleton

Pour le journal canadien Le Devoir l’avenir incertain de ces jeunes est « le flou du jour. Que va-t-il arriver des milliers de "Dreamers" américains, au lendemain de l’expiration du délai fixé pour trancher sur le statut de ces immigrés arrivés sans papiers aux États-Unis alors qu’ils étaient enfants ? Le flou persiste à Washington, alors que le Congrès est plongé dans une impasse sur cette question », écrit Le Devoir.

Selon USA Today, c’est le président lui-même qui a créé cette « crise » autour des Dreamers et lui seul pourrait y mettre en terme. Le journal rappelle qu’en attendant une nouvelle législation du Congrès, le programme DACA se poursuit grâce à un juge fédéral qui a « suspendu la mise en œuvre de l’une des plus cruelles politiques du président Trump, à savoir l’expulsion de ces Dreamers. » Au cours des derniers six mois qui ont suivi le décret présidentiel mettant un terme au Dream Act, les militants et avocats des droits de l’homme qui s’occupent de ces jeunes migrants, sont devenus experts en prévention des suicides. L’angoisse d’être arrêté par des agents d’immigration est devenue insupportable. Des milliers de jeunes migrants doivent à présent se battre pour leur droit d’exister dans un pays qu’ils considèrent comme le leur.

Malgré la suspension du décret présidentiel, beaucoup de Dreamers pourraient en effet être expulsés. C’est ce qu’affirme le Huffington Post. Certains ont demandé le renouvellement de leur statut de protection. Mais en attendant, ils pourraient « perdre leurs emplois, leurs permis de conduire » ne serait-ce que temporairement, explique le site d’information. Beaucoup de jeunes migrants ne sont pas concernés par la décision de justice de bloquer la décision de Donald Trump car ils n’ont jamais bénéficié du programme DACA. Du coup rien ne change pour eux. Ils risquent toujours d’être arrêtés et expulsés, explique un avocat des droits de l’homme dans le Huffington Post. Un peu partout dans le pays, des jeunes migrants ont manifesté contre la fin du programme DACA. C’est le cas de la Mexicaine Wendy Robles qui a battu le pavé de Chicago hier. « Je prie pour que Dieu touche le cœur de Donald Trump et fait que les lois d’immigration changent. » Des propos recueillis par le Chicago Sun Times.

Des ennuis judiciaires pour Michel Temer et Lula

La Cour suprême brésilienne a décidé de lever le secret bancaire du président Michel Temer. C’est ce que rapporte le magazine Veja, une information reprise par tous les principaux journaux du pays. Le président est soupçonné d’avoir reçu des pots-de-vin pour mettre en place un décret qui favorise des entreprises portuaires. Selon O Globo, le gouvernement a appris la décision de la Cour suprême par la presse. Une décision qui réveillerait de vieux « cauchemars » pour Temer.

L’autre actualité judiciaire au Brésil concerne l’ancien président Lula. Le Tribunal supérieur de la justice doit se prononcer ce mardi sur le recours posé par Lula contre la peine de prison ferme à laquelle il a été condamné. L’ancien métallurgiste a écopé en appel de 12 ans et un mois de prison pour corruption passive et blanchiment. Le jugement d’aujourd’hui sera retransmis en direct sur la chaîne YouTube ce qui est une première selon l’Estado de Minas. Le procureur demande la prison ferme immédiate pour Lula qui pourrait toutefois – si le Tribunal supérieur de la justice va dans ce sens – contester sa décision auprès de la Cour suprême.

L’immigration haïtienne au Chili

C’est un reportage très intéressant à lire dans le Miami Herald sur le désenchantement des Haïtiens au Chili. Tous les jours, des centaines d’Haïtiens arrivent dans ce pays qui n’était pas celui de leur premier choix. Mais les portes se ferment aux Etats-Unis, au Mexique et au Brésil. Du coup, Joseph 28 ans, a décidé d’aller à Santiago où il travaille comme journalier. Tous les jours, il attend au bord d’une route près de la capitale et espère de trouver de quoi payer son loyer. « Le Chili est une déception », raconte-t-il à la journaliste du Miami Herald, le moins que l’on puisse dire c’est que l’on n’est pas attendus. Racisme quotidien, concurrence des autres migrants, notamment en provenance du Venezuela. Comme Joseph, beaucoup d’Haïtiens découvrent une réalité plus dure que celle qu’ils avaient imaginée. D’autres comme Mentor s’en sont sortis après plus d’un an de problèmes. « La vie ici est 15 000 fois mieux qu’en Haïti », dit-il, même s’il espère toutefois pouvoir retourner un jour dans son pays.

Chronologie et chiffres clés