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Colombie

Publié le • Modifié le

Colombie: l'ELN prête à reprendre les négociations de paix après une grève armée

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(Photo d'illustration) Un guérillero de l'ELN, le 31 août 2017. REUTERS/Federico Rios

En Colombie, la grève armée de l'ELN a pris fin lundi 12 février au soir. Pendant trois jours, les guérilleros ont multiplié les attentats dans les régions où ils sont installés. Un soldat a été tué dans le département d'Antioquia. La dernière guérilla en activité du pays a fait savoir qu'elle était prête à reprendre les négociations de paix, suspendues depuis fin janvier.


Avec notre correspondante à Bogota, Marie-Eve Detoeuf

Le gouvernement ne cache plus son pessimisme. « Reprendre les négociations va être difficile », a déclaré le président Juan Manuel Santos. Le bilan de l'offensive de l'ELN, fourni par l'armée, fait état de 20 actes terroristes, essentiellement des bus, des camions et des péages incendiés.

Une douzaine d'autres attentats auraient été déjoués. Maigre bilan pour les « Elenos » qui ont quand même réussi à perturber l'activité économique et politique dans leurs fiefs. Nombre de commerçants ont préféré ne pas ouvrir. Les candidats en campagne pour les législatives de mars ont évité certaines communes. L'ELN maintient son pouvoir de nuisance.

Le président Santos qui quitte le pouvoir dans six mois aurait souhaité signer la paix avec l'ELN, prix Nobel de la paix oblige. Il a suspendu les négociations de paix fin janvier, après un attentat qui avait causé la mort de 5 policiers à Baranquilla. Il ne les a pas rompues. Mais Santos est attaqué par la droite dure qui lui reproche de négocier avec des terroristes. La récente démonstration de force de l'ELN et la perspective des élections rétrécissent sa marge de manoeuvre.

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