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Publié le • Modifié le

A la Une: Donald Trump devrait-il témoigner devant le procureur spécial?

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Le procureur spéciale chargé de l'enquête sur les ingérences russes, Robert Mueller. © REUTERS/Yuri Gripas/File Photo

A la Une des journaux américains toujours et encore l’affaire des ingérences russes et de l’éventuelle collusion avec l’équipe de campagne de Donald Trump dans la dernière élection présidentielle aux Etats-Unis.

Est-ce que le président lui-même devrait se soumettre aux questions du procureur spécial, Robert Mueller ? Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises qu’il le ferait volontiers et sous serment. Mais selon le New York Times les avocats du président ne partagent pas, mais alors pas du tout, l’enthousiasme de leur client à témoigner. « Ils craignent que Donald Trump, coutumié des déclarations fausses et souvent contradictoires, puisse être accusé d’avoir menti aux enquêteurs », écrit le quotidien.

« Ce sera l’un des moments les plus importants de toute l’enquête sur les ingérences russes », prédit le New York Times. « Un refus d’audition pourrait conduire Robert Mueller à envoyer à Donald Trump une assignation à comparaître devant un Grand jury, ce qui pourrait donner lieu à une contestation devant la Cour suprême ». La Maison blanche s’enfoncerait alors « dans une bataille juridique qui pourrait durer des mois pour savoir si le président doit répondre ou pas à des questions sous serment ».

Mais refuser l’entretien avec Robert Mueller aurait aussi des conséquences politiques. « Un tel refus susciterait immédiatement des critiques à l’égard de Donald Trump qui se trouverait à coup sûr accusé de cacher quelque chose », prévient le New York Times. « Et puis une bataille devant les tribunaux ne ferait que rallonger l’enquête du procureur spécial, ce qui hypothéquerait lourdement la campagne du parti républicain pour les élections de mi-mandat en novembre ».

Ces réflexions interviennent dans un contexte pour le moins tendu. Puisque le président et les élus républicains du Congrès ne cessent de mettre en doute la crédibilité de la justice et du FBI dans l’affaire russe.

Contre-mémo des démocrates

Depuis la publication du fameux « mémo Nunes », une note confidentielle émanant de la Commission de renseignement de la Chambre des Représentants et que Donald Trump a déclassifiée vendredi, les démocrates sont vent debout et accusent leurs collègues conservateurs de manipuler l’opinion publique. C’est pourquoi ils ont voté hier, au sein de cette même commission, un contre-mémo qui rejette les accusations portées contre le FBI et le Département de la justice, rapporte le Washington Post.

Donald Trump a maintenant cinq jours pour décider si oui ou non il déclassifie le mémo démocrate et permet ainsi sa publication. Et il a intérêt à le faire, estime le Boston Globe qui estime que « cette semaine, le président fait face à ce qui pourrait devenir le plus important test de sa sincérité. Donald Trump doit approuver la publication du mémo démocrate. S’il ne le fait pas, il admet l’hypocrisie qui guide l’ensemble de son action dans l’affaire russe », conclut le quotidien.

Dow Jones donne des sueurs froides aux traideurs de Wall Street

L’indice vedette de la place new-yorkaise a drastiquement chuté après plusieurs mois d’euphorie boursière. Le Dow Jones a soudainement dévissé en deuxième partie de séance et enfoncé en moins d’une heure les seuils des 500, 1 000 et 1 500 points perdus. Après un petit rebond en fin de séance, l’indice new-yorkais a finalement clos en baisse de 4,60 %.

« Quel dommage pour le président Trump ! Il est ainsi privé de l’un de ses sujets préférés pour vanter son action », se moque USA Today.

La Colombie attend aujourd’hui la visite de Rex Tillerson.

Le Secrétaire d’Etat américain poursuit en effet sa tournée en Amérique latine. Lors de son étape au Pérou, hier, il était aussi question de la situation au Venezuela. Le groupe de Lima, constitué de 12 pays latino-américains, se penche d’ailleurs actuellement sur la question de savoir si le président vénézuélien Nicolas Maduro devrait, oui ou non, participer au sommet des Amériques qui se tiendra en avril au Pérou justement, révèle El Commercio.

Pour le groupe de Lima, la crise vénézuélienne n’affecte plus seulement les Vénézuéliens, mais génère une crise régionale, avec notamment un impressionnant flux de migrants vers d’autres pays latino-américains. « Le gouvernement vénézuélien ne reconnait pas la crise. Il refuse que les pays amis et même des organisations non-gouvernementales interviennent pour apporter de l’aide à la population », regrette la ministre péruvienne des Affaires étrangères dans les colonnes d’El Commercio.

Pendant que la communauté internationale tente d’accorder ses violons, la crise vénézuélienne continue à faire des morts. Six patients souffrants d’insuffisances rénales sont décédés en 48 heures. En cause : une pénurie de fournitures nécessaires aux dialyses, alerte le quotidien El Nacional. Des 129 centres de dialyses au Venezuela, 32 ont dû cesser toute activité. Et la fin de cette crise dans la crise n’est pas en vue. Rien que dans la ville de San Felix, dans l’Ouest du pays, 42 patients risquent la mort s’ils ne peuvent pas reprendre leur traitement dans les heures qui viennent, rapporte le site d’information Panorama.

Le Chili pleure l’une de ses héroïnes

Margot Duhalde, pionnière chilienne de l’aviation féminine, est décédée hier à l’âge de 97 ans à Santiago, annonce La Nacion. Fille d’une famille française, Margot décide à l’âge de 16 ans de partir de Rio Bueno, localité du sud du Chili, pour s’installer à la capitale, Santiago, afin d’apprendre à voler. Quitte à mentir sur son âge.

A 20 ans et avec à peine une cinquantaine d’heures de vol à son actif, elle est engagée comme sergent-pilote par le consulat de la France Libre à Santiago. Elle cache son astigmatisme et embarque pour l’Angleterre, où elle devient la seule femme pilote des Forces françaises libres durant la Seconde Guerre mondiale, se souvient le journal.

« Pionnière de notre aviation, première femme pilote de l’armée de l’air chilienne, combattante contre le nazisme dans les forces françaises et britanniques, Margot Duhalde a prouvé dans un monde d’hommes qu’il n’y a rien d’impossible pour les femmes », a réagi sur Twitter la présidente chilienne Michelle Bachelet.

Chronologie et chiffres clés