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Publié le • Modifié le

Couloir humanitaire: l'appel d'une cadre de l'opposition vénézuélienne à Bogota

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Des officiers des services d'immigration colombiens prennent en photo des migrants vénézuéliens, à Cucuta, en janvier 2018. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

De plus en plus de Vénézuéliens quittent leur pays. A Caracas, l'Assemblée nationale, qui n’est plus reconnue par les autorités, a conclu un accord allant dans le sens de la mise en place d'un couloir humanitaire avec la Colombie. Une députée, Gaby Arellano, dirigeante de la formation Voluntad Popular, s'est rendue à l’ambassade de Colombie pour y déposer la requête. RFI l'a contactée.


Lundi 5 février, les autorités vénézuéliennes et des formations de l’opposition se retrouvaient une nouvelle fois en République dominicaine dans le cadre de discussions officielles pour tenter de trouver une issue à la crise politique, économique, sanitaire et alimentaire qui touche le pays.

Une crise qui incite de plus en plus de Vénézuéliens à partir à l'étranger. Ils seraient ainsi plus d’un million et demi à avoir franchi la frontière ces derniers mois. Aussi, des voix s’élèvent pour réclamer la mise en place d’un couloir humanitaire avec la Colombie voisine.

Gaby Arellano, lors des grandes manifestations de l'opposition. Ici en juin 2017 à Caracas. Federico PARRA / AFP

L’Assemblée nationale vénézuélienne, dominée par une coalition d'opposition et qui n’est plus reconnue par les autorités du pays, a conclu un accord dans ce sens la semaine dernière.

L'une de ses députées, Gaby Arellano, dirigeante de la formation Voluntad Popular de Leopoldo López, s’est rendue à l’ambassade de Colombie.

« Rejoindre la Colombie ou d’autres pays à la recherche de nourriture et de médicaments »

Pourquoi ? « Pour remettre de manière officielle au gouvernement colombien le document dans lequel l’Assemblée nationale vénézuélienne demande aux instances internationales la mise en place d’un couloir humanitaire à la frontière », confie-t-elle à RFI.

« Des milliers fuient notre territoire, parce que les conditions minimales pour s'alimenter et se soigner auxquelles devraient avoir accès les Vénézuéliens n’existent plus. C’est pour cette raison que nous sommes rendus aujourd’hui à l’ambassade colombienne pour remettre ce document », ajoute la députée.

Autre objectif, aux yeux de Gaby Arellano : demander la tenue d’une réunion avec le président colombien Juan Manuel Santos, « qui sera jeudi prochain à Cúcuta, une ville à la frontière avec l’Etat vénézuélien de Tachira », pour lui expliquer « pourquoi il faut mettre en place de manière urgente ce couloir ».

« Plus l’instabilité politique sera grande au Venezuela, plus la crise économique perdurera et plus les Vénézuéliens seront de plus en plus nombreux à quitter le pays pour rejoindre la Colombie ou d’autres pays à la recherche de nourriture et de médicaments », conclut la députée d'opposition.

A Cucuta, la ville frontière où des centaines de migrants sont installés, la xénophobie se fait sentir, rapportait la semaine passée notre correspondante à Bogota, Marie-Eve Detœuf. Les problèmes d'insécurité ou de prostitution ne sont pas nouveau dans la ville mais les médias locaux les associent désormais à la présence de ces migrants vénézuéliens. En Colombie, les services publics colombiens sont par ailleurs très déficients. Et le pays, qui a longtemps expulsé des réfugiés parce qu'il était en guerre, n'a aucune expérience en matière d'accueil.

→ Écouter sur RFI : Des flux de migrants vénézueliens en Colombie (juillet 2017)

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