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Etats-Unis Catastrophes naturelles

Publié le • Modifié le

Incendies en Californie: plutôt mourir que d'abandonner sa maison

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Ce couple d'habitants de Santa Rosa revient sur l'endroit où s'élevait sa maison, quelques heures auparavant, le 10 octobre 2017. REUTERS/Stephen Lam

Quinze morts, des dizaines de milliers d’hectares ravagés : les incendies monstres ne sont toujours pas maîtrisés en Californie. Ils touchent des zones urbaines comme Santa Rosa. Plusieurs quartiers de cette ville de 170 000 habitants ont été détruits par les flammes.


Avec notre envoyé spécial à Santa Rosa,  Eric de Salve

Au milieu des sirènes, des dernières flammes et des cendres fumantes de son magasin, Shirley cherche à récupérer ce qui peut l’être. De son armurerie, il ne reste plus rien, si ce n'est quelques fusils en partie fondus. Plus rien du supermarché et du restaurant juste à côté, entièrement calcinés. « Les pompiers ont travaillé nuit et jour, ils ont été formidables, positive Shirley. Mais tout s’est enflammé comme une allumette. Je ne sais pas quoi dire, j’ai tout perdu. Tout est parti », poursuit-elle, accablée face au désastre.

Dans cette rue de Santa Rosa, quinze maisons ont brûlé. « Et encore, nous avons eu de la chance : à côté, ils en ont perdu 75 et de l’autre côté de la route une cinquantaine », relativise Roy, un habitant. Le feu est venu de la colline en face traversant les huit voies d’une autoroute, propulsé par le vent. Roy est un miraculé. Quand les flammes sont arrivées, il a refusé de quitter sa maison. Mais le feu s’est arrêté au pied de sa porte. « Non, je n'ai pas voulu partir pour sauver tout ça. Toute ma vie est ici. Les flics sont venus trois fois pour évacuer tout le monde. Ils ont presque défoncé les portes. Moi je suis resté pour tout arroser pour que cela ne prenne pas feu. Mon Dieu, tout était en feu. Les braises tombaient au sol. C’était dur, vraiment dur », témoigne-t-il, encore choqué, de son propre aveu.

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