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Publié le • Modifié le

A la Une: gouvernement renversé au Pérou

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Le Premier ministre péruvien, Fernando Zavala et le président Pedro Pablo Kuczynski à Lima, le 9 mars 2017. ©REUTERS/Mariana Bazo

Coup de tonnerre dans la classe politique au Pérou où les députés ont renversé le gouvernement. Le Pérou a un système unicaméral. Au Congrès, le parti d'opposition Fuerza Popular, dirigé par Keiko Fujimori, dispose - avec 73 sièges - d'une large majorité. La formation présidentielle, Peruanos por el Kambio, ne compte que 18 députés. Depuis l'élection l’an dernier du président Pedro Pablo Kuczynski, le parti de son ancienne rivale Keiko Fujimori mène la vie dure au gouvernement. Hier, c'est la ministre de l'Education, Marilu Martens et sa réforme du système éducatif qui ont été visées par une motion de censure. Le chef du gouvernement, Fernando Zavala, a décidé de protéger sa ministre en demandant un vote de confiance pour l'ensemble de son équipe gouvernementale.

Mais le Congrès, où l'opposition est majoritaire, lui a refusé cette confiance. « 77 voix contre, 22 pour et 16 abstentions : c'est la sortie du gouvernement Zavala », titre La Republica. Le journal Peru21 rappelle que le président dispose désormais de 72 heures pour nommer un nouveau gouvernement. « Certains des ministres sortants pourraient d'ailleurs réintégrer la nouvelle équipe mais à des postes différents, à l'exception du président du conseil de ministre, Zavala, qui a lui présenté sa démission ».

« Une fois de plus, la classe politique s'engouffre dans les affrontements, les divisions et les querelles, laissant de côté tout plan pour développer le pays », regrette Diario Correo avant de conclure, amère : « Construire un Pérou meilleur n'est visiblement la priorité de  ».

Guatemala : population manifeste contre la réforme du Code pénal

Au Guatemala, des milliers de personnes se sont rassemblées dans la capitale. Elles protestaient contre une réforme du code pénal.

Cette réforme, adoptée mercredi par 107 des 158 députés, prévoit d'assouplir les sanctions en cas de financement illégal des partis politiques. Pour entrer en vigueur, le texte doit encore être promulgué par le président guatémaltèque, Jimmy Morales, soupçonné lui-même de financement illégal de sa campagne électorale.

Les Guatémaltèques sont donc vent debout. « Une foule en colère a tenté de se frayer un chemin jusqu'au Palais national, repoussée difficilement par les forces de l'ordre  », raconte Prensa Libre.

Les Guatémaltèques qualifient à juste titre cette réforme du code pénal d'un « pacte de corrompus », estime El Periodico. Et l'éditorialiste de prédire que les manifestations vont aller crescendo « si les instances, censées nous représenter, ne cessent pas immédiatement de faire usage de leur pouvoir de manière complètement irrationnelle et scandaleuse ».

Venezuela : Création d’un groupe de pays amis pour superviser dialogue entre gouvernement et opposition

Dans la grave crise qui secoue le Venezuela, gouvernement et opposition se sont entendus sur un groupe de pays amis qui accompagneront un éventuel processus de dialogue.

« Le Mexique, le Chili, la Bolivie et le Nicaragua coordonneront le calendrier des discussions qui se tiennent en République dominicaine, deux autres pays pourraient rejoindre ce groupe dans les jours à venir », annonce Ultimas Noticias. Selon la présidence dominicaine, citée par le quotidien, gouvernement et opposition doivent se revoir le 27 septembre.

Jorge Rodriguez, représentant du gouvernement vénézuélien à Saint Domingue, a estimé que comparativement aux tentatives de dialogue antérieures, ce cycle de consultations représentait l'occasion la plus solide pour arriver à une solution négociée de la crise que traverse le pays, rapporte 2001.

De son côté la coalition de l'opposition se montre bien moins enthousiaste : la MUD pose plusieurs conditions à la reprise d'un dialogue. Les résultats qui pourraient éventuellement en sortir seront soumis à l'approbation des Vénézuéliens lors d'un référendum, a-t-elle prévenu dans un communiqué. Et c'est à lire dans El Universal.

Pendant ce temps, hier à Washington l'Organisation des Etats américains a ouvert une série d'auditions sur le Venezuela.

Victimes de persécutions politiques, proches de victimes de tortures et organisations vénézuéliennes des droits de l'Homme avaient rendez-vous hier pour témoigner devant l'OEA. L'objectif de ces auditions est de déterminer si le Venezuela peut être poursuivi devant la Cour pénale internationale de La Haye pour crimes contre l'humanité, explique El Nacional. Le quotidien cite l'un des témoins avec ces mots : « Au Venezuela il existe une politique d'Etat qui a perfectionné le délit de la persécution ».

Chronologie et chiffres clés